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12 juillet 2010 1 12 /07 /juillet /2010 11:33

Andres, Xavier, David, et un pote ... la communauté du nano .

 

 

Haut-nanisme. En cette fin de coupe du monde, le monde des connaisseurs en matière de football (ainsi que Daniel Riolo) s'astique frénétiquement au son de "mini, mini de Jacques Dutronc, et passe la brosse à reluire sur le 34 fillette d'Andres Iniesta. Hobbit au cirage...

 

Cette coupe du monde s'est donc achevée sur une finale inédite entre éternels outsiders: la Hollande et l'Espagne, les toujours-placés-jamais-gagnants-mais-ça-c'était-avant. Les Oranje auront fait honneur à leur couleur de moine bouddhiste féru de kung-fu et à leur affection du shaolin soccer, une tendance déjà exhibée lors d'un homérique Goudaland-Portugal en 2006. A eux le rôle du salaud. Et à l'Espagne celui du héros. On va pouvoir lire un torrent d'analyses convenues sur le fameux toque, appelation quelque peu chapardée aux vrais dépositaires, les colombiens d'un certain Carlos Valderrama (refaites vous le but de Rincon contre l'Allemagne lors du mondial 90 pour voir du vrai toque). Le flôt d'éloges sur le fond de jeu ibérique n'aura lui rien d'usurpé. Malgré son ratio tirs/buts digne du ventre mou de CFA, le jeu espagnol est apparu comme salutaire au milieu de ces 64 rencontres pour la plupart laxatives au possible.

 

 

 

Et dans l'état de grâce post-mondialiste, tous les pays du monde rêveraient donc d'avoir un de ces bien pratiques meneurs de poche comme Xavi ou un Iniesta dans leur propre équipe nationale. Tous? Non. Un pays résiste encore et toujours à l'envahisseur et à la tentation nanophile. Et ce pays c'est la France. La France ne rêve pas, elle est lucide. Elle sait très bien que les deux nimbus auraient eu plus de chances de finir président de l'UMP que footballeur professionnel dans notre pays, avec leur stature à se faire chatouiller les narines par les herbes hautes.

 

Il faut dire que dans l'ascenceur social de la France du football, le bouton du premier étage semble hors de portée pour qui culmine au mètre soixante-dix. S'ils avaient été français, les destinées planétaires de Xavi ou Iniesta se seraient très certainement brisées net au stade des minimes ligue. Au mieux. A l'heure des railleries prépubériennes sous la douche, "tabouret" et "porte-savon" auraient été priés par leurs camarades d'aller voir sous la table bancale de ma grand-mère si j'y suis. Pire encore, certains entraineurs amateurs du golgothisme auraient tôt fait de réorienter nos deux raccourcis vers les fictions angéliques du lundis soir sur TF1, ou les forteresses maritimes de France 2. Mais si toutefois un technicien était venu à déceler un tant soit peu de potentiel dans ces carrures de coquelets diarrhéïques, il les aurait envoyés direct à la salle pour en faire des bons poulets de grain, élevés à la chataîgne et au maïs, teigneux à souhait, des labellisés Lizarazu, Deschamps ou Makélélé. C'est que voyez-vous, dans notre contrée, le modèle, c'est pas Frodon, c'est plutôt Gimli.

 

 

Et si, au terme de ce conditionnement, il subsistait une once de vélléïté offensive à nos deux nabots, ils seraient alors directement inscrits à la FFLV (Fédération Française de Lancer de Valbuenas), organisme chargé de transformer ces demies portions encore attitées par le but adverse, en lapins mécaniques confinés dans le couloir droit.

 

 

  Les futurs tauliers de la Cantera

 

Mais la route vers la sélection nationale serait bien longue encore avant de devenir le seigneurs des nanos. Et en chemin, en ouvrant quelques placards de la fédération, Frodon et Sam pourraient croiser les squelettes de quelques refoulés notoires de l'équipe de France (Giuly, Carrière, Nasri) et un autre hobbit au cirage, mais de banc cette fois, la nouvelle mascotte Kinder Valbueno. Dans leur quête du précieux maillot frappé du poulet et de l'étoile, ils pourraient en revanche compter sur l'ineffable ambiance du vestiaire, et les onaniques conseils de leurs ironiques collègues. En français du vestiare, ça donne "Eh Mimi et Matti, allez vous frotter les couilles avec des photos d'Alain Giresse, ça vous portera chance"

 

Soyons clair, toutefois. Super nanisme et intelligence de jeu ne sont pas obligatoirement compatibles. Et carrure de molosse, maillot de l'équipe de France et Q.I. de chevreuil ne le sont pas plus (oui, je sais, le passé récent a néanmoins rendu cette seconde assertion bien plus discutable)  C'est le morphotype idéalisé par une direction technique nationale au lendemain du 12 juillet 98 qui semble abriter bien des préjugés. Non mais sérieux, c'est qui le dernier petit qui a mené le jeu en équipe de France? Dhorasso pendant cinq minutes contre la Suisse? Hobbit en bois... 

Mais ne tombons pas dans le cliché de la France des trolls ignares, et de l'Espagne des hobbits malicieux. Déjà parce qu'à y regarder de plus près, en revoyant les oreilles de Jean-Pierre Papin, la France semblerait avoir eu un passé elfique, et puis l'éclosion des milieux défensifs lillois comme Mavubaou Cabaye met à mal ce cliché. Le football est une affaire de génération, et celle dorée de notre valeureuse Paillade n'est pas composée uniquement d'armoires Louis XV: Stambouli, Cabella, Ait Fana en sont de probants exemples...

 

Allez, une pensée pour Don Diego, le hobbit d'acier

 

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Pailladdised by Fzfzfzfz - dans Rebuts de presse
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commentaires

deux pieds décollés 14/07/2010 10:35


C'est quand même pas mal, que l'équipe qui remporte la Coupe ne soit ni "efficace", ni "bien organisée en défense", ni en recherche systématique de coups de pieds arrêtés... Ils se permettent même
de jouer les corners en deux temps sans que ça énerve personne, et de n'utiliser que de temps en temps le corner direct (pour en planter un ainsi à l'Allemagne!)... Bref, tous les repères sont
brouillés.
Après la grand dadet qui explose les records sur 100 et 200 mètres, le blanc qui passe sous la barre des dix secondes, voilà un nouveau truc improbable : des hobbits remportent la Coupe du monde,
avec une moyenne de seulement un but par match, pour combien... 150 tirs? 200.000 passes? - conduisant même à faire rentrer le nombre de passes dans la liste des statistiques.


16/07/2010 21:30

T as tout résumé. J espère en revanche que si le jeu espagnol mérite bien des éloges, il ne faudra pas les faire passer pour des oies blanches face aux odieux bataves. Le parcours de la seleccion est néanmoins entaché de simulations diverses (Chili, Portugal...) qui ne leur font guère honneur...
Bon là je lis que Del Bosque commence à batailler pour conserver les cadres, comme Puyol. Ça commence comme ça un déclin...

Baby Air 14/07/2010 10:30


"Nain qui roule amasse coup de boule" c'est un peu le résumé de cette finale musclée.
Heureusement que ce match était une finale de Coupe du Monde, sans cela on l'aurait trouvé bien fadasse. Les fautes étaient trop nombreuses pour que les deux équipes posent leur jeu.
Comme souvent, c'est la faute au Webb... En ne distribuant pas les bons cartons au bon moment, l'arbitre anglais bat un triste record, pour une finale, avec la bagatelle de 14 cartons jaunes et 1
rouge. Le record absolu reste le huitième de finale du Mondial 2006 entre les Pays-Bas, encore eux, et le Portugal (0-1), « riche » de seize cartons jaunes et quatre cartons rouges. L'histoire
retiendra de ce troisième échec batave en finale de la Coupe du monde l'attitude indigne d'un Mark van Bommel, qui aura outrepassé sa réputation et surtout inspiré toute une équipe, perdant son
sang-froid et multipliant les gestes hors de propos. Logique tout ça finalement ... Un Van de Bommel a soufflé sur ce match, mais "souffler n'est pas jouer" c'est la règle !


16/07/2010 21:23

La finale n'a pas atteint l'intensité de sa predecesseuse qui fut d'une première demi heure haletante. Mais les simples redoublements de passes à 40m de cet entrejeu espagnol de suegno a suffi à mon bonheur. Comme prévu le titre de MvB (most violent batave) revient à l'ami Marc. Je l'ai néanmoins trouvé en dedans par rapport à ses divers charcutages en quarts de finale où les commentateurs sud américains restèrent outrés par le mano a mano de Van Bommel y Melo...

Sas que pardon...

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" A Toulon, Rolland, on l'appelait Pinochet, parce qu'il tirait dans les tribunes." Laurent Paganelli

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Le PSG, pour vous c'est :

 

1 - La-bouée-de-sauvetage-d'un-football-français-à-la-dérive-et-l'unique-salut-d'un-championnat-en-décrépitude.

 

2- Une équipe qui a très provisoirement interrompu notre série de 7 titres consécutifs.

 

3 - comme si Sébastien Loeb disputait le tour de France cycliste en DS3 WRC et avait en plus des crétins pour l'encourager au bord des routes.