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24 février 2014 1 24 /02 /février /2014 15:57

 

En se défaisant laborieusement du 8-1-1 ajaccien les pailladins semblent partis pour nous apporter une fin de saison aussi paisible en Ligue 1 qu'en Coupe de France et continuer à nous faire croire qu'on peut réussir une saison même en la commençant en décembre et en la finissant en février (ouf).

 

 

Avant-match

 

Les 10 bonnes raisons qu'on avait de ne pas aller plus loin en coupe de France:

 

 

10 - Parce que toutes manières, la FFF a invalidé la requête de Rollin de rejouer ce Cannes-Montpellier au rugby.

 

 

9 - Parce que c'est rien qu'un vase en fer avec un couvercle (40 sacs à l'espace Mosson le dimanche, bien vendu). On va déjà avoir du mal à refourguer l'enjoliveur d'Opel Ascona qu'on nous a refilés il y a 2 ans, alors bon.     

 

 

8 - Parce que les déplacements à Saint-Denis tombent toujours trop près du second tiers des impôts. Il faut parler à Thiriez de ce problème de calendrier. Notez, on aurait peut-être plus de chances avec Bercy.

 

 

7 - Parce que la coupe de France, on l'a déjà gagnée. Il faut donc rester digne dans la défaite, et courtoisement augurer le meilleur à tous les clubs qui n'en ont jamais fait de même. Et ce n'est pas la présence de ces sous-déjections de Cannes ou ces sachets de morve de Moulins qui permettra à quiconque de douter de la sincérité du propos.

 

 

 6 - Parce que la foudre ne tombe jamais deux fois au même endroit, et qu'on vient de gagner au Parc des Princes (quoi le Stade de France?)

 

 

5 - Parce que la probabilité de rencontrer Monaco, ou pire une équipe de National en demi-finale, restait trop grande.   

 

 

4 - Parce qu'une victoire en coupe de France nous aurait encore amenés à changer d'entraîneur, et que Jean Tigana est toujours célibataire.

 

 

3 - Parce que nous, on est jamais contre rendre un petit service. Surtout à l'AS Monaco, à qui nous devons tant.

 

 

2 - Parce que quitte à balancer l'Europa League, autant le faire dès maintenant. Parce que quand hongrois que c'est facile ...


     

La famille du disparu est toujours sans nouvelle du dépressif ayant tenté de s'accrocher au col d'Emir Spahic.

 

 

1 - Parce que le penalty de Niang à Cannes va rapporter très gros au club. Une fois qu'M'Baye sera définitivement pailladin, que le club l'aura mis à la peinture et trouvé un coéquipier sur qui décrotter ses cramons... Il ne restera plus qu'à vanter quelques frasques autoroutières et trouver des anglais de passage et leur vendre le nouveau King. (ci-dessous, la preuve qu'il manque encore un peu de bagage technique par rapport à l'idole)

 

http://www.youtube.com/watch?v=lzlCsdET_2w

 

 

 

L'adversaire

 

 Ils voulaient un tacticien italien. Faute de Carlo Ancelotti, ils se rabattirent sur Carla Gerlfeld. 

 

L'Ajax d'Ajaccio est une sympathique corporation footballistique qui s'est rendue récemment fameuse pour le tournage de Top Chef saison 6, avec un maître-queue italien et étoilé aux directives sur sa brigade d'une rigueur quasi-militaire. Dans sa cuisine, c'était sujet-verbe-complément.

 

Une gastronomie insolite qui fit naître d'évidents soupçons au sein des instances après les buts successifs de Ronald Zubar et Salim Arrache en l'espace d'une semaine (septembre 2013). Deux individus cliniquement disparus depuis leur étrange projet de bain de minuit dans la piscine municipale de la ville impériale, solidement arrimés aux pieds des parasols du bar PMU "U Lonrigoloubocou", établissement appartenant à un proche du club dont nous tairons évidemment le nom, faute de preuves et de courage.

 

 

 

Ajaccio, à l'instar de son rival bastiais, a connu les fastes d'une belle campagne en Europa League sous les ordres d'un coach surnommé le petit caporal. Et c'est par défiance envers Ajaccio que le SC Bastia porte la marque "Kaporal" sur les fesses de son uniforme.  

 

Outre une certaine science tactique et un crédo qui servira de devise à tout le football corse, le fameux  De nos jours, il y a de moins en moins de techniciens pour le combat à pied. L'esprit fantassin n'existe plus, c'est un tort, le principal héritage napoléonien résidera dans une fameuse gestuelle usitée dans tous les échanges commerciaux de l'économie insulaire :    

 

 

 

 

Autre précision historique, Ajaccio fut le 9 septembre 1943 la première ville française à s'être libérée de l'occupation, quand après une année de paisible villégiature, un sous-officier du Reich eut l'idée saugrenue d'évoquer à la population locale la notion de "Service du Travail Obligatoire", ce qui provoqua une violente émeute congédiant l'occupant au bout d'un quart d'heure.

 

Notons par ailleurs que l'équipe de football locale respecte la topologie de la carte de France de Hélun en étant la ville la plus méridionale du classement. De là à parler d'Ajax si bas...

 

   

 

 

 

Le Match (contient quelques avis à la vavavite) 

 

 

1e : Alain Orsoni est passé devant les maquettes du nouveau stade la Mosson. Tous ces travaux, sans même faire jouer l'assurance, le président corse est ébahi.

 

 

3e : Ricardo Faty démontre à quel point il a une des plus belles frappes au-dessus de notre championnat. 

 

 

4e : L'entraîneur corse s'appelle Braconni. Comme M'Baye, il doit avoir un problème de permis.

 

     

     

7e : Ce soir, le but du jeu sera de trouver le joueur offensif d'Ajaccio.  

 

 

 

12e : Cette saison de l'ACA doit renforcer la popularité du président corse. Sur l'Ile de Beauté, le proverbe "Orsoni soit qui mal y pense" semble assez uzité.

   

 

16e : Ricardo Faty s'avance dans notre moitié et ne semble pas inquiété par la défense pailladine. La réciproque est toute aussi vraie.  

 

 

19e : Grosse parade du portier ajaccien devant Niang. Ochoa semble reparti pour être aussi agaçant que l'écriture intuitive sur I Phone, le bouton de fièvre et le radar fixe de Mendès-France réunis.

 

 

21e : Ce qui est positif avec les relances sur les ailes de Daniel, c'est qu'il a bien retenu la règle des 22 mètres à Toulouse. 

 

 

24e : Face à l'ennui de cette première période, on en vient à se demander combien de joueurs de chaque équipe Mr Bien a-t-il déjà expulsés.

 

 

25e : Après vérification, aucun. C'est officiel, il n'y a plus que le MHR qui peut nous concurrencer au challenge du fair-play.

 

 

27e : On balance un peu trop. Nos adversaires ont l'air de mal le prendre.

 

 

28e : En même temps, passer par le milieu...

 

 

31e : Dans le 8-1-1 ajaccien, leur attaquant semble très isolé. Seul, il l'est diablement Tallo. Il cherche du regard un pote... le vieux projecteur sur ce centre de Faty.

 

 

Cavani Montpellier

 

Allez, pour passer le temps, un petit instant Matthieu Deplagne qui engueule le banc parisien: "oh vous en avez pas marre de nous faire jouer contre des attaquants en mousse?". 

 

 

39e : D'après la fiche de Denis Tonucci, ce défenseur aurait reçu 31 cartons jaunes, 4 cartons rouges et 71 non-lieux.

 

 

42e : Mon voisin de droite me propose un duo de milieux défensifs Sarr-Faty. Cette soirée va être longue.

 

 

 

43e : Le premier qui me sort quelque chose sur la lanterne rouge de nos adversaires et le feu du parking du Zénith sort du stade.


 

Face à l'intensité de cette première période, ce supporter au PMU de Près d'Arènes s'est habillé en circonstance.

 

 

47e : Nos joueurs sont revenus sur le terrain avec d'autres intentions. A croire qu'ils ont passé 45 minutes à voir à quoi ressemblait la Ligue 2, puis 15 minutes à tous se faire expliquer par Louis Nicollin à quoi allait ressembler leur année prochaine.

 

 

53e : Percée de Mounier qui seul face à Ochoa, essaye de trouver Niang dans un fauteuil. Plutôt dans une chaise longue.

 

 

55e : Voilà qui plaira aux amateurs de tennis-ballon, belle combinaison Cabella-Niang-Mounier par dessus la barrière ajaccienne. 1-0!

 

Memo Ochoa porte vraiment sa défense à bout de bras.

 

 

56e : Voilà qui plaira aussi aux amateurs de tennis-ballon, la tête d'Abdé à 00:13 sur ce document de Vincent Marronnier (http://past.is/CgyS ) 

 

 

57e : Offensive ajaccienne, détournée par Jourdren. Curieuse décision de l'arbitre, qui en donnant sortie de but, nous sauve du corner défensif. En trois mots, on a gagné.  

 

 

59e : En voyant Faty accélerer balle au pied, je me demande s'il n'a pas connu Courbis à Ajaccio. Pas comme entraîneur, comme coéquipier, hein.

 

 

61e : Bracconi va à présent s'appuyer sur Cavalli et Lasne pour ramener un score d'équidé.

 

 

63e : Selon toute logique, Niang devrait bientôt laisser sa place à Montaño. Le désormais classique Scuderia pour Secoue-derrière, quoi...

 

 

66e : Il va vite falloir trouver un short à six jambes pour Benjamin Stambouli.

 

 

69e : Je tiens à affirmer que Congré fait un bon match, même si c'est toujours pénible de devoir lever la main droite et cracher par terre en disant ça.

 


73e : Voir Denis Oliech entrer sur la pelouse me rassure quelque peu. Il y aurait, quelque part, une vie après Jean Fernandez.

 

 

76e : Voir Denis Oliech rassure quelque peu Matthieu Deplagne, qui se demandait qui il allait bien pouvoir ratrapper à la course pour prendre son carton syndical.  

 

 

 80e : Si en plus, Ajaccio parvient à décongeler Benoit Pedretti, alors là je crie au génie.  

   

 

82e : Deuxième carton jaune en 6 minutes. Cette rencontre aura mis du temps à tenir sa réputation.

 

 

84e : On se crée de plus en plus d'espaces dans la défense corse. On peut parler d'espaces verts, vu que c'est à chaque attaque un joueur qui travaille et tous les autres qui regardent.

 

 

86e : Victor ne s'est pas fait que des amis sur cette action trop individuelle. Même mon voisin de gauche attendait la balle dans la surface.

 

 

87e : Eurosport vient d'envoyer un fax de félicitations à Grammont. On les comprend, à s'emmerder un lundi soir, autant que ce soit à Ajaccio.

 

 

90e : Coaching de Rollin, qui tient à ménager un peu de suspense:

 

  IN

 

 

  OUT

 

 93e :  Morgan est en train de devenir un titulaire à part entière, on pourrait même parler de Clara et l'équipe-type. 

 

 

94e : Déboulé de Victor côté gauche, qui se croyant hors-jeu, laisse la balle à Cabella. 2-0! 

 

 

95e : Rémy en serait à 5 buts en 5 matchs contre sa ville d'origine. C'est parfois comode d'être né à Ajaccio plutôt qu'à Munich pour respecter certaines traditions.

C'est comme Camara face à Rennes...

Pourquoi, il est breton Souley?

Ben oui, t'as jamais entenu parler du curé de Camara?

 

 

98e : Bon, on va où après? Lyon? On peut pas aller à Ajaccio à la place?

 

 

99e : Notre voisin de dessous est assez fier de nous dire que la Paillade est, avant le résultat du Qatar-pillar de demain, championne de France provisoire des matchs retour. 

A faire dans le palmarès qui en jette mais qui ne sert pas à grand-chose, je préfère celui de dernier club français champion de France.

 

 

La Photo Souvenir      

 

 

Un cliché qui nous permet de rendre hommage à deux protagonistes de la rencontre : Ricardo Faty et Geoffrey Jourdren, acteurs du feuilleton "A la Clairefontaine" sur la génération 87 de l'INF. L'un parce qu'il mérite pas (toutes) les vannes du résumé. L'autre, parce qu'au delà des sarcasmes nés pour la plupart de ce feuilleton, sa huitième saison sous le maillot pailladin est peut-être la meilleure.

 

 

 

Le truc qui sert à rien


Cette semaine, loi de Murphy, tartine, confiture et entraîneurs pailladins.

Jean-François Domergue : Toute tartine qui tombe par terre atterrit côté confiture.

 

Jean Fernandez : Toute tartine sans beurre ni confiture qui tombe par terre atterrit côté confiture.

 

 

Robert Nouzaret : Toute tartine qui tombe par terre entraîne dans sa chute le pot de confiture.

 


Jean-Louis Gasset : Toute tartine qui tombe par terre côté pain a été tartinée du mauvais côté.

 


 Henryk Kasperczak : Toute tartine qui tombe par terre s'apprête à atterrir côté pain, avant que Claude Barrabé ne tente de s'en saisir.

 


Michel Mézy : Toute tartine qui tombe par terre atterrit sur la tartine d'Aimé Jacquet.

 


René Girard : Toute tartine qui tombe par terre remonte sur la table. De suite.

 


Rolland Courbis : Toute tartine qui sous réserve que je me trompe, tomberait par terre et qui atterrirait côté confiture demande à ce qu'on sache de quel pain on parle, et surtout si c'est la même confiture pour tout le monde.

 
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Allez, compañeros, on va pas s'arrêter en si bon chemin, hasta la victoria à Leon!

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Pailladdised by Fzfzfzfz - dans 2013-2014
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commentaires

Ptitcedd 01/03/2014 11:52

Houla, j'ai cru que je m'étais tromper de site. Sympa le nouveau décor!

Papa Yade 26/02/2014 22:07

@Pjbeziat : je vous confirme la source des Tontons. En revanche, le fameux "à la prise d'Alesia... il y a de moins en moins de techniciens pour le combat à pied." n'est pas de Maitre Folace, mais
de Pascal le porte-flingue du mexicain (pas Ochoa bien sûr mais vous saurez bien de qui je cause)

Pjbeziat 26/02/2014 13:10

Un article qui cite les "Tontons Flingueurs" ne peut être foncièrement mauvais, meme si preter la phrase de Me Follace à Napoléon est un peu osé. Bravo tout de même et allez la Paillade!

Papa Yade 26/02/2014 11:41

@ Cm34: yes, Bandidoc's got the right one. Enquestre en occitan: objet encombrant et généralement volumineux tel que machine à laver a déménager au 3ème sans ascenseur ou défense corse.

@ grm: non c'était vraiment pour souligner la belle saison de GJ j'te jure

Melkior 25/02/2014 19:06

Le truc qui sert à rien est en passe de devenir le plus utile. Encore une barre de rire sur celui-là. Par contre je confirme tu as des goûts musicaux dégueulasses!!!

Sas que pardon...

      Corniauds

 

Une phrase :    

 

" A Toulon, Rolland, on l'appelait Pinochet, parce qu'il tirait dans les tribunes." Laurent Paganelli

Fotonovellas

 

 

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Le PSG, pour vous c'est :

 

1 - La-bouée-de-sauvetage-d'un-football-français-à-la-dérive-et-l'unique-salut-d'un-championnat-en-décrépitude.

 

2- Une équipe qui a très provisoirement interrompu notre série de 7 titres consécutifs.

 

3 - comme si Sébastien Loeb disputait le tour de France cycliste en DS3 WRC et avait en plus des crétins pour l'encourager au bord des routes.