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11 janvier 2014 6 11 /01 /janvier /2014 23:33

 

Promis, ce sera la seule fois. A Pailladdiction, on s'est livrés au jeu de l'article compte-rendu sérieux/cul serré/analytique/ machin/tout ça. Après, on laissera ça à ceux dont c'est le métier, c'est juré.

 

 

 

    MHSC : LE BON TOUR DE VIS ? 

 

 

 

 Comme un symbole des difficultés actuelles, c'est un penalty en 2 temps de M'Baye Niang qui, à l'arrachée, vient clore quelques heures de disette offensive pailladine.

 

 

MONTPELLIER - Patrice Evra avait raison, Courbis est bon mécano. Le tour de vis de coach Rolland dans l'amorphe mécanique montpelliéraine semble avoir pris le pas sans foirer. Une entame d'année civile à l'image de celle de la saison contre l'autre OGM du championnat, et scellée sur le même score. On attend évidement une autre suite à ces embryons de certitude vus face à Monaco.


 

Et pourtant, son jugement acide sur les 4 milieux défensifs alignés par son prédécesseur à Marseille semble quelque peu démonté par cette triplette Marveaux-Sanson-Stambouli envoyée d'entrée contre l'ASM. Oui mais voilà, la différence entre les deux coachings réside dans un point crucial : le jeu sans ballon. Là où pertes de balle et phases défensives sous Jeannot Fernandez ressemblaient parfois à la retraite de Russie, Coach Tournevis passe sa rencontre à aboyer à qui veut l'entendre de ne pas reculer, de presser haut, bref d'avoir confiance dans sa propre capacité à récupérer dans le camp de l'autre. Et malgré l'adversité, ses vociférations ont parfois porté leurs fruits et donné quelques belles séquences de relances monégasques tuées dans l'oeuf. L'utilisation de ces balles récupérées haut reste néanmoins un chantier digne de la TAM pour un banc pailladin qui a enfin retrouvé de la voix.

 


Les nostalgiques de l'année de la montée s'en souviendront, la surprise (pas toujours bonne) fait également partie des principes fondateurs de Courbis. L'affectation d'un Congré couloir gauche en fut une. Surprise qu'il a argumentée par un autre de ses crédos seriné à longueur d'After: le recours aux joueurs de couloir en pied opposé, défenseurs compris. Aligner Congré en latéral a longtemps ressemblé à un transfert des risques de boulettes de l'ami Daniel en zone moins décisive. Considérer le vrai ou le faux pied de Congré pourrait également ressembler à un parti pris osé, tant on s'est parfois posé la question sur le bon du mauvais pied de Daniel. Il n'en reste pas moins que la rencontre de vendredi a donné raison à Courbis.

 

Mieux, avec Deplagne de l'autre côté, on se prendrait à croire que le coach tient enfin une paire de latéraux durable, et un quatuor solide avec Hilton et LK en charnière. A défaut d'avoir été le meilleur pailladin, Matthieu Deplagne aura affiché une aisance qu'on ne lui avait pas vue depuis sa titularisation à l'Emirates. A l'image d'un Abdé El Kaoutari qu'on n'aura jamais aussi vu aussi fort que lors de ce fameux 2-0 contre Marseille, notre jeune dieudonniste semble trouver des ressources dans la haute adversité, et un client tel que Kurzawa. A confirmer dans des contextes plus batailleurs tels que Bonal. On pourra toujours  estimer que les entrées, aussi tardives que surprenantes des flèches Ocampos ou Carrasco, auront facilité la soirée de nos latéraux, leur mérite en sort quasi-indemne.

 


C'est qu'hier la défense pailladine n'aura été mise en défaut par l'armada monégasque que sur un but entâché d'un hors-jeu. Mais la quenelle épaulée-jetée de Kurzawa, toute irrégulière soit-elle, ne saurait justifier un cri d'esclandre aux 2 points perdus. D'une, parce que nos chers visiteurs ont pris un rare soin à ne pas tuer une rencontre qui leur tendait les bras au plus fort de leur domination aux phases de surnombre éloquent dans la surface héraultaise. De deux, parce que ce hors-jeu n'occultera pas les constantes lacunes pailladines en phase défensive arrêtée (il faudra expliquer par exemple au jeune Niang, à quoi bon descendre si c'est pour être à ce point inutile sur un coup-franc indirect défensif) Voilà un aspect du jeu qui ne diffère hélas pas du semestre Fernandez. Comme la poisse arbitrale, rajouteront à raison certains.

 


Mais le plus grand chantier reste devant. La Niang-ascendance semble un bon palliatif à la Cabella-dépendance, mais les faits sont là. La frappe écrasée de M'baye Niang à la 67è était la première cadrée depuis 4 bonnes heures et demies de Ligue 1. Et la première période, certes encourageante, ne fut ponctuée que d'un semblant de tir de Cabella que leur portier aurait pu stopper du petit doigt. Pour se sortir enfin le cul des braises, le MHSC ne pourra pas s'appuyer sur un duo, aussi prometteur soit-il. Et les autres membres de l'attaque ne pourront se cantonner à une débauche d'énergie défensive, même si les latéraux pailladins (autres que Tiéné en début de saison) prennent enfin leur couloir et leurs responsabilités. C'est dans ce constat que s'inscrit la persistante énigme Anthony Mounier. On en vient même à douter de la capacité de l'ancien niçois à éliminer un adversaire ou à donner une vraie solution par un appel de balle tranchant. Vendredi, le contraste avec l'éternel Souleymane Camara fut édifiant. L'abnégation de Mounier ne saurait faire débat. Ses aptitudes et son état de forme depuis maintenant 18 mois beaucoup plus.

 


Quant à nos adversaires, dans ce championnat qui ressemble toujours plus à un appel d'offre qu'à une compétition sportive, disons que leurs investissements massifs leur permettront d'acheter un strapontin pour la ligue des champions à défaut de trône. Une autre équipe-champignon, certes séduisante, qui vient rendre le titre 2012 un peu plus paradoxal et anachronique, et quelque part, avis peu objectif, encore plus beau.

 


Pour finir, la palme Pailladdiction de l'homme de la soirée revient encore une fois à Geoffrey Jourdren. D'une parade main opposée un poil veinarde et d'un arrêt de haute tenue en fin de rencontre, il a à nouveau transformé défaite en nul. Encore une chose qui ne diffère pas de l'ère Fernandez. Mais ce n'est pas la plus préoccupante.

 

 

 

 100 foies qu'il y a penalty...

 

Allez, fi de tout ça, c'est la dernière promis juré, c'était pour répondre aux moqueries de 2 fidèles lecteurs avinés, et à une prochaine pour le lot de conneries habituelles. Après la bête noire, place à la bête blanche sochalienne, hasta la victoria, et merci pour les messages!

 

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Pailladdised by Fzfzfzfz - dans 2013-2014
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commentaires

Gereme 12/01/2014 10:00

Le con, il l'a fait! Sors de ce corps Jean-Bernard Sterne.

Sas que pardon...

      Corniauds

 

Une phrase :    

 

" A Toulon, Rolland, on l'appelait Pinochet, parce qu'il tirait dans les tribunes." Laurent Paganelli

Fotonovellas

 

 

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Le PSG, pour vous c'est :

 

1 - La-bouée-de-sauvetage-d'un-football-français-à-la-dérive-et-l'unique-salut-d'un-championnat-en-décrépitude.

 

2- Une équipe qui a très provisoirement interrompu notre série de 7 titres consécutifs.

 

3 - comme si Sébastien Loeb disputait le tour de France cycliste en DS3 WRC et avait en plus des crétins pour l'encourager au bord des routes.