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1 mai 2010 6 01 /05 /mai /2010 09:28

 

Affiche de la prochaine campagne d'abonnements au PSG. Pas sûr qu'elle fasse mouche... Et le jingle radio qui va avec n'est pas mal non plus

 

"Moi monsieur, j'ai fait la colo,

Le Queen, Régine, Club VIP,

Moi monsieur j'ai eu la belle vie,

Au temps béni de Colony"

 

Le temps des colonies n'est pas un phénomène purement francilien. Là bas, sur les rives de Saône un homme conspire à la colonisation du football français. Parfois, il laisse quelques miettes de ses sinistres desseins à l'appétit médiatique. Quand attablé au Bristol avec le représentant de Colony, il plaide pour un système plus "inéquitable" du partage des richesses au sein de la famille hexagonale du ballon rond, on n'est plus très loin de Tintin au Congo. Ponctionner les meilleures ressources humaines des plus pauvres, tout en instaurant un système de flux financiers en vase quasiment clos parmi les plus riches, qu'est ce donc si ce n'est de la colonisation? Du capitalisme? Mouais, d'accord... de la colonie et du capital. A Paris, ils ont au moins le mérite d'annoncer la couleur.

 

Les visées despotiques du président du FAPATAVOI ne sont pas les seuls motifs de rancoeur vis à vis de la capitale des Gaules (non FAPATAVOI, ça ne veut pas dire "allez vous faire voir putains de pauvres" en vieux lionois, c'est le sigle de Football Avenir Professionnel, sorte de Lyon's Club sous l'égide olassienne). Qui a mangé les quenelles, proche cousin de la limace bouillie, de la cantine de mon ancien collège voue un profond traumatisme juvénile vis à vis de cet auto proclamé paradis de la gastronomie. Qui s'est trouvé perdu dans le coeur de cette cité un dimanche soir en quête d'un débit de boissons un tant soit peu ambiancé a maudit la frilosité embourgeoisée de cet Auxerre sur Rhône. Et qui a déjà croisé sur les routes de France les têtes de g(er)land nostalgiques du IIIème Reich qui sévissaient par le passé au sein des gones nichés dans le virage Nord ne garde pas un souvenir impérissable de l'aficion rouge et bleu. De ce côté-là, il se dit que désormais les similitudes avec le Paris Saint Germain s'arrêteraient au maillot. Tant mieux pour eux.

 

A tout cela vient s'ajouter la linéaire constance des performances du club local en coupe d'Europe. Huit huitièmes de finale valent une finale. Sportivement, arithmétiquement, ça se tient. Affectivement, c'est une autre histoire. La France du football ne fait pas les yeux doux à Lyon. Pourquoi? Parce que Lyon, en ligue des champions, c'est un peu l'histoire du gars qui fait l'amour à sa femme toujours de la même façon. Les mêmes préliminaires (la feuille roumaine, la brouette ukrainienne,...) mais quand arrivent les choses sérieuses, toujours cette fâcheuse impression de l'avoir eu dans le cul.

  

 

"Dis chéri, quand t'auras fini, tu pourras penser à sortir les poubelles?"

 

Les entraîneurs successifs ont beau badigeonner les fessées annuelles de l'OL avec des notions de mérite comme d'autres utiliseraient de la Préparation H, les faits sont là. Lyon n'a qu'une sinistre constance dans les résultats à opposer au bilan plus raccoleur d'un Olympique de Marseille, par exemple. Lyon a donc passé une décennie à renvoyer sa propre médiocrité à la gueule du football français. Maintenant, soyons clair. Si le football français est médiocre, ce n'est pas la faute à Lyon. Les projets colonisateurs de Mr Olasse ne sont restés que des projets, et ont laissé assez d'espaces à la concurrence nationale. Tout du moins jusqu'à présent. Il ressort du sinistre G4 tenu au Bristol que les riches nous réservent un chien de leur chienne pour la saison prochaine. Ou plutôt un lion de leur lionne... Il faut dire que l'Yonne à la place du Lyon, c'est pas vraiment du goût de Mr Olasse...

 

Ces projets-là, on peut imaginer que Mr Olasse ne les a pas toujours eus. A l'aube d'une présidence fortement suggérée par un certain de Bernard T. de Marseille, nul doute que Mr Olasse avait une vision plus égalitaire du partage des richesses footballistiques. Son équipe, criblée de dettes, entamait alors sa remontée vers l'élite entre les terrils de Montceau les Mines. Pas le meilleur décor pour théoriser sur l'avenir du football professionnel...  Tout juste l'année suivante, les fesses rougies par un cinglant 1-4 reçu à la maison par l'autre Olympique, devait-il regarder l'hégémonie phocéenne avec envie. Reconnaissons néanmoins à ce singulier Mr Brun qu'il sait orchestrer ses envies. Ah tiens en parlant d'envies, faut penser à vérifier la porte du vestiaire de l'arbitre pour demain. Mr Olasse a tendance à la confondre avec celle des toilettes...

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commentaires

vava 03/05/2010 08:52


Bon retour par minous, le balinois. Excellent, même, je range ce dernier papier dans mon top 2 (avec celui de Rennes tu sais lequel). Les crânes d'oeuf de Modane, je vois que tu t'en souviens (sig
aïe! ouille! pas sur le crâne... et "non entrate in Italia")
Après d'aussi bons souvenirs, faut aller bosser avec l'amertume d'une défaite plus offerte aux quenelles que réellement concédée.


03/05/2010 13:44

Heyyy! Hébé tété passé où? Il a fallu que je me coltine 3 france football, 17 l équipe et midi libre et 2 hot vidéo pour saisir la triste actualité!

Et pour Modane, la phrase exacte je crois que c était " la dogana se ne freg un cazzo, non entrate in Italia. Ne voi ne loro" "ma eux fascisti, nous gentili!" El Niko la crème "gentili"...

Sas que pardon...

      Corniauds

 

Une phrase :    

 

" A Toulon, Rolland, on l'appelait Pinochet, parce qu'il tirait dans les tribunes." Laurent Paganelli

Fotonovellas

 

 

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Le PSG, pour vous c'est :

 

1 - La-bouée-de-sauvetage-d'un-football-français-à-la-dérive-et-l'unique-salut-d'un-championnat-en-décrépitude.

 

2- Une équipe qui a très provisoirement interrompu notre série de 7 titres consécutifs.

 

3 - comme si Sébastien Loeb disputait le tour de France cycliste en DS3 WRC et avait en plus des crétins pour l'encourager au bord des routes.