Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
12 avril 2014 6 12 /04 /avril /2014 20:38

 

 

 

 

 

Mastreillais : argot montpel. masc. supporter héraultais de l'Olympique de Marseille. Doctrine : le mastreillisme.

Le mastreillisme se manifeste par une relation textilo-téléviso-mossonique avec l'Olympique de Marseille, et un catalogue d'arguments explicatifs de son attachement à ce club.

 

 

Et comme dirait le poète :

 

"Ta foi est aussi vraie qu'un billet de 30 euros, ta passion réversible comme ton pauv' maillot,

Une journée sur 38, tu viens nous les briser, avec ta panoplie de mastre déguisé.

Au rayon Carrefour, t'as tout dévalisé, jusqu'au PQ OM, pour faire vrai marseillais,

Et le reste du temps, t'es devant la télé, à apprendre des chants qu'tu chanteras jamais

En mai t'es sur la Com, chantant pour les champions, en août tu chantes aux armes, t'as retourné ton fion,

Suceur de marseillais, mais où est ta fierté, chouqueur de marseillais, où est ton identité?"

 

 

"Le coeur a ses raisons qui ne connaissent les raisons de son coeur" dit souvent Karim, un copain fâché avec les proverbes (et les marseillais aussi d'ailleurs). Mais il a raison, Karim. Le mastreillisme, avant d'être un phénomène de masse, demeure une énigme pour un pailladin a priori sain de corps et d'esprit. Comment ce foutage de gueule permanent, dénommé Olympique de Marseille, parvient-il à puiser autant de ressources humaines dans notre département? Intéressons-nous, une fois n'est pas coutume, au phénomène.

 

 

 

A toi la sardine de chez nous ou d'ailleurs qui serait tentée de lire le texte suivant, nous te le disons tout de go: ne vois ici aucune jalousie envers la popularité du club phocéen sur nos terres, juste de l'interrogation, et un rapport de haine bien tendre à l'égard de la vaste blague olympienne.

 

 

Le mastreillais 1.0 : le Tapix

 

 

 

Les premiers cas de mastreillisme clinique furent enregistrés à la toute fin des 80's. L'OM, alors sous l'égide d'un affariste parisien, commençait à truster internationaux français, titres de champion, et amour national autour des campagnes européennes. La première des campagnes tapiniennes s'acheva en 1988 sur un funeste 0-3 à domicile face à l'Ajax d'Amsterdam et ne souleva pas les foules dans notre département. Preuve en est la maigre affluence visiteuse lors du magistral 4-0 décerné à l'Olympique par le MPSC quelques semaines plus tard à la Mosson. Lors d'une rencontre pourtant décisive entre candidats à l'Europe.

 

 

C'est au gré des injustes défaites à Benfica, des pannes d'éclairage contre le Milan que l'Hérault vit apparaitre des poches grandissantes d'amour pour le club qui gagne. Aujourd'hui, les pionniers du mastreillisme expliquent leur acte de foi par le fait "que ce club les a fait rêver". Comprendre par "faire rêver", se ranger du côté des vainqueurs.

 

 

Ils peuvent aussi, face à l'absence de lien personnel avec la capitale bucco-rhodanienne, arguer arbre généalogique à l'appui, que le premier petit copain de leur grande-tante avait grandi entre Saint-Marcel et la Penne-sur-Huveaune.

 

 

Et puis arrive 1993. Le bingo, le jackpot. Le club phocéen réalise l'incroyable doublé C1/D1. Cette année-là, la coupe des clubs champions est en pleine mutation : un jumelage C1/Intertoto. Et donc après les terrifiques Glentoran et Dinamo Bucarest, l'Olympique se défait en phase de poules des redoutables Glasgow Rangers, du CSKA Moscou et de l'épouvantail Cercle de Bruges.

 

 

Comme le  tweet officiel du club marseillais se plait à le rappeler, l'OM est "à jamais le premier" à avoir atteint une finale de C1 sans avoir éliminé un seul représentant des 7 meilleurs championnats europééns de l'époque. Tous les adversaires les plus coriaces se trouvant dans l'autre poule: FC Porto, PSV Eindhoven, et bien sûr le Milan AC.

 

 

Le Milan AC parlons-en, tiens. Le finaliste malheureux dont la poisse offensive ce jour-là fit autant la joie que l'étonnement chez les nombreux anti-milanistes que compte la nation transalpine. Sentinelle devant la défense marseillaise et principal artisan du clean sheet phocéen, Daniele Massaro manqua à peu près tout ce qu'il voulut. Mais fi de tout ça, la France avait enfin son champion d'Europe de clubs, l'Hérault comme tous les autres départements voyait à présent déferler l'arrogance de nombreux habitants et affidés olympiens en mode résistants de juillet 44.

 

 

Et les vagues allégations conspirationnistes autour d'une prétendue corruption active du club de Sua Emmitenza Berlusconi, majoritairement étayées par l'existence d'une certaine affaire en cours, n'avaient que peu de sens, et c'est tant mieux vu que rien n'a été prouvé. Pour l'instant.

 

 

Car oui, au fait, une certaine affaire est en cours concernant le volet D1 du magnifique doublé de 1993. Part de magie dans l'histoire vieille de 115 ans de ce club, sommet du 26 mai et déchéance se manquent de 4 petits jours. C'est en effet le 22 mai 1993 que Glassman, l'homme de verre vient poser un pavé dans la mare de la ville Deferre. Au sein des supporters du cru, comme de leurs collègues héraultais, l'indignation prend un tour étrange, quoiqu'humain : le déni. Aujourd'hui encore, vous avez sûrement dans votre entourage un éminent mastreilliste vous déclamer benoitement : "toutes façons, OM-VA, y a rien eu de prouvé."

 

 

Non y a rien eu, et je tiens à dire à ce même titre, au vigile de la FNAC Polygone qui exerçait à cette même époque, que si 3 CD étaient malencontreusement tombés dans la poche de mon blouson où j'avais tout aussi fortuitement oublié deux feuilles de papier aluminium, que rien ne prouvait la tentative de vol. Cette réparation rétrospective de mon honneur était salutaire.

 

 

 

Le mastreilllais 2.0 : l'Antix

 

 

Frontalement opposé à l'idée que leur légende ait tout bonnement pu s'acheter sa gloire, les mastreillais suivront les supporters de la maison-mère du sardinodrome sur la ligne de l'indignation. Là aussi, avez-vous sûrement entendu dans votre entourage, la maxime mastreilliste " toutes façons, cette affaire, c'est rien qu'un complot pour faire tomber Tapie parce qu'il voulait faire de la politique".

 

 

En 93, les Tapix, euphoriques du 26 mai avaient vite fait place aux Antix, les rebelles du 22 mai. Et c'est désormais sur une ligne de rebellion anti-tout que le mastreillisme se développe sur nos terres, la subversion restant un excellent moyen de recrutement de nouvelles ouailles.

 

 

L'OM devient donc le symbole de la rebellion face à 2 sous-empires :

 - la FFF, et tant pis si les éléments étayant l'innocence de l'OM sont bien minces*.

 - l'hydre PSG-Canal, et tant pis si le contentieux phocéo-parigot n'est qu'un space cake médiatico-financier qui ne repose sur pas grand-chose, doux euphémisme. Ah oui, me direz-vous, le "classico", le derby de France, celui qui pousse nos amis mastreillais à reprendre benoîtement les "Pariontencules" lancés par des DJ tout aussi niaï dans les discothèques grand public de l'agglomération clapasienne...

 

 

 

 

Nouveauté dans le marketing anti-parigot phocéen, le misérabilisme. Le marseillais n'est jamais aussi pauvre que les semaines de Classico.

 

 

________________________________________________________

* Parmi les preuves tangibles annoncées par la défense pour innocenter l'OM, citons :

 

- la possibilité quasi-avérée qu'Albert Spaggiari ait précisément choisi le jardin familial des Robert pour enterrer une partie du butin du casse de la Société Générale de Nice. A été aussi avancée la piste d'un fond secret des services secrets hongrois.

- l'absence du Nîmes Olympique, valeureux concurrent au titre (3 victoires dans toute cette saison-là), des équipes soupçonnées de corruption passive par la direction de l'OM.

- le test sur circuit en pente à 90° démontrant que la Renalut 25 Savane de Jacques Mellick pouvait atteindre sans risques pour la carosserie, la vitesse de pointe de 332 kms/h (compteur Golf GTI)

 

 

___________________________________________________

 

 

Profitons en outre de cet espace de temps pour remémorer un épisode assez significatif des confrontations avec l'OM sous l'ère tapinienne : en décembre 90, la Paillade, valeureux 3ème, se rend au sardinodrome chez le leader. Après 3 minutes, Ziober se fait exploser la chaussette par Mozer sous une étonnante mansuétude arbitrale. Et à 10 minutes de la fin, Boli ouvre le score sur un hors-jeu propre à se demander s'il avait changé de camp à la mi-temps... Ci-dessus, résumé en une phrase du match par Vincent Guérin.

 

_____________________________________________

 

 

Le mastreillais 3.0 : l'Adidix

 

1998 :  le mastreillisme prospère du canton de Luneu jusqu'aux berges de l'Orb.

Le mastreillais a depuis son rite annuel immuable. Outre un éventuel pélerinage à la Mecque du sardinodrome, il vient amortir l'achat de son maillot de saison à la Mosson, et se laisse aller, selon le score, à lâcher depuis Corbières ou Aigoual, le "aux armes" qu'il répète religueusement devant Canal + le dimanche soir.

 

 

Nanti des valeurs plus ou moins artificielles et/ou peu conformes à la réalité et l'honnêteté sportives, notre encombrant voisin est désormais au top du hip-hop: un passé glorieux, une image de rebelle, de champion de l'anti-parisiannisme et l'anti-racisme des supporters parisiens, l'OM est un label apprécié dans une belle part de la jeunesse héraultaise (comme vous le voyez, nous circonscrivons notre billet à notre seul département, que les autres régions tout autant touchées se débrouillent avec leurs mastreillais)

Et comme tout succès au sein de la jeunesse, il passe par l'aspect visuel: la tenue. En 98, alors que nait l'avatar bleu-blanc-rouge du mastreillais, le footix, il se serait vendu encore plus de liquettes Droitobut que de maillots bleus avec le poulet et l'étoile de shériff.

 

 

L'on vous dira rue Negresko dans le 8ème, que si l'OM vend beaucoup de maillots, c'est parcequ'il est le club le plus populaire de France. Une vision certes schématique, mais alternative consisterait à dire que si l'OM est le club le plus populaire de France, c'est parce qu'il vend beaucoup de maillots (et pas que des maillots). De la différence entre notoriété spontanée et notoriété assistée, et entre statut de victime de son succès et celui de principal artisan.

 

 

 

PrOMo!

 

 

La 3ème mutation du mastreillais, l'Adidix, a comme principal acte de foi l'achat d'une liquette aux 3 bandes Droitobut en grande surface du sport de notre département, créant un lien non de supportérisme classique vers un stade, mais un lien plus textile, celui d'un client vers une marque. Une marque sujette à n'importe quel effet de mode.

L'acte de consommation du produit "fierdetremarseillais" ou "oncrindaigun" par le mastreillais répond aux grands classiques du marketing : besoin d'appartenance à un groupe, et identification proportionnellement accrue par la taille du groupe. Plus il y a de mastreillais, plus il y aura de mastreillais, la vieille histoire de Panurge racontée dans les écoles de commerce. Le sentiment de sécurité au sein du troupeau.

 

 

Et en cas d'envie mastreilliste d'aller plus loin dans l'identification consumériste, la direction merchandising de la rue Negresko a tout prévu. La légende OM a été fragmentée sous toutes ses formes, du tapis de souris au déodorant, en passant par l'inévitable pare-soleil, trouvables dans le Shopi de quartier jusqu"à la station service autoroutière. Et tant pis pour le galvaudage de la marque, et tant pis si les leçons d'authenticité que certains grands penseurs phocéens donnent à leur soit-disant rival historique parisien, prennent quelques points d'humour involontaire...

 

 

  Etuis à cigarettes

 

 

Au merchandising, s'ajoute une force de frappe médiatique dont la capacité à orchestrer chaque non-évènement, chaque "crise", chaque panari de leur soit-disant joueurs vedettes, est digne du Comité Miss France. Pareille à la soupe David Guetta, le potage OM tourne en rotation lourde sur les radios, truste les têtes de gondole Carrefour, et fait de peu de chose un évènement national. Là encore, l'on nous rétorquera que c'est une banale réponse à une demande. Mais si l'exposition médiatique d'un club était proportionnelle à sa popularité, comment se fait-il que celle d'un RC Lens, entre autres, n'ait jamais atteint le 10ème de celle de l'Olympique, même au meilleur de leurs résultats?

 

 

Le summum du clientèlisme phocéen restant malgré tout dans la justification. Justification du maillot fourth en hommage au Brésil, de tel maillot orange saumon mort 2 fois honorant une campagne européenne, de tel maillot en jean honorant la popularité du club, voire de l'embauche d'un joueur anglais de mauvaise réputation "correspondant à l'ADN de la ville", s'avérant plus être un trisomique qui se prend pour Platon.

 

 

 

 

L'une des récentes frasques des mastreillais mérite un petit détour dans ce déjà long récit. Avril 2012 : la Paillade, leader de L1, doit jouer la 31è journée au Vélodrome dans un contexte spécial. Le calendrier phocéen est écartelé entre L1, quart de finale de Champions League, et finale de Coupe de la Ligue (que Mr Thiriez ne veut toujours pas dégager du calendrier, mais ça c'est une autre histoire). Décision est prise, dans un souci "d'intérêt supérieur du football français" de décaler la visite pailladine à Marseille afin de laisser un temps de préparation nécessaire à l'Olympique pour se faire proprement rouster par le Bayern Munich. L'intérêt pailladin ne pèse alors que peu : ce décalage contraindra les pailladins à jouer 2 déplacements en L1 dans un délai de 4 jours au lieu des 8 initiaux. Mais le meilleur arrive.

 

L'OM est dans une panade sans précédent. Une série de défaites consécutives inédite, 10 peut-être 13... Du glorieux Bayern donc, jusqu'au moins huppé Quevilly, tout le monde se fait l'OM. Mais pour garder bonne figure, les marstreillais et les autres ont la parade : l'OM va forcément laisser le match aux héraultais pour priver Paris du titre. Et quelque part, s'attribuer une partie du titre pailladin, vu que seulement 3 points séparent Montpellier de Paris.  Comme si, couverts de ridicule depuis 2 bons mois, et incapables de résister en coupe de France à une équipe de CFA, les illustres olympiens avaient la totale maîtrise du résultat face au leader du championnat du moment, et la possibilité d'arbitrer la lutte en haut du classement... Impayables mastreillais.

 

Vous avez sûrement entendu un affidé du mastreillisme vous déclamer la sentence définitive autour des arrangements concernant ce match et la prétendue reconnaissance que nous devrions nourrir vers l'Olympique. L'histoire est toute autre: le décalage de rencontre mettra d'autant plus le MHSC en difficulté dans le périlleux voyage à Lorient 4 jours plus tard, qu'il le perdra 2-1...

 

 

 

L'Héraultix

 

 

Le mastreillais verrait tout ceci comme une accumulation d'incohérences sur une popularité somme toute justifiée. Et n'aurait de cesse de déverser quelques poncifs en retour sur notre objet de foi, la Paillade. D'ailleurs, dans votre entourage, ou au détour d'une conversation n'avez-vous jamais entendu un specimen de mastreillitude vous déclamer le "toutes façons, à la Mosson, y a pas de public, à chaque MHSC-OM on est chez nous"? Et il rajouterait certainement un procès en jalousie.

 

Comme à Pailladdiction, on aime bien répondre aux reproches qu'on ne nous a pas encore faits, allons-y:

 

 

 

Compte-rendu de la Provence de l'OM-Auxerre s'étant déroulé en même temps qu'un certain MHSC-Lille

 

 

On ne peut être jaloux de l'OM. Pour moultes raisons, explicitées ci-dessus, qui font du club phocéen une entité somme toute contraire à la vision que nous nous faisons du football. Et pour d'autres raisons, qui tiennent justement dans ce qu'est la Paillade, justement aux antipodes. Sans diaboliser l'un, ni idéaliser l'autre.

En schématisant, on est mastreillais grâce à l'OM. Et on est pailladin malgré la Paillade. La riche histoire pailladine, malgré sa relative jeunesse, nous confère une chance énorme de supporter un club atypique et sur-titré au regard d'une dimension sportive somme toute banale dans la hiérarchie nationale...

 

 

 

  Une de La Provence Sports

 

 

...Mais la Paillade, en terme de marketing, c'est l'anti-OM, l'atelier foutraque face à la holding. Un stade coincé au pire endroit de la ville entre un virage d'avenue et une rivière, qu'on a laissé là au gré des chantiers et des coupes du monde (et tant mieux pour l'authenticité)...

Des tribunes qui par conséquent ont été organisées en dépit du bon sens, réduisant par exemple des 3/4 la capacité du poumon du stade (la Butte) et amenuisant son vecteur d'ambiance ...

Des supporters occasionnels, qui la saison du titre se voient patauger dans la boue d'un chantier de tram, là-bas dans un quartier dans lequel ils ont par habitude peur d'aller...

Des queues interminables et intolérables aux yeux de ces supporters occasionnels pour aller chercher un billet de Ligue des Champions (oubliant au passage à quel point 4 ans auparavant personne ne faisait la queue pour acheter un billet à la Mosson)...

Un président emblèmatique qui ne cherche en rien à faire dans le clientélisme mais nous traite de merdes dès qu'il le peut...

Des initiatives billetterie propres à ramener du chalan au stade qui chaque saison, se comptent sur les doigts... d'un doigt....

 

Et bien d'autres exemples illustrant qu'être supporter pailladin n'est pas un acte de consommation vers un produit facilement trouvable à côté des caisses. Le pailladisme ne se vit pas d'amour, d'eau fraîche et de bénévolat du club, soit. Mais avantage de sa relative rareté, le pailladin ne sera jamais, même en cas de 2012 à répétition, ce mouton qui se fait tondre la laine du supermarché jusqu'aux abonnements aux virages du stade. Un problème que le mastreillais ignore généralement, puisqu'il ne met que très peu les pieds au sardinodrome.

 

 

 

 

Dans le troupeau des mastreillais, pourront s'extraire quelques éléments du cheptel à la passion sincère et classique, n'attendant pas la venue du Légendairauhème à la Mosson pour jouer au marseillais, mais qui vont faire ça chez eux. (On me dit qu'il y en a. Une bise au seul connu par Pailladdiction, qui lit souvent le blog).

 

 

Il n'empêche que notre encombrant voisin gagnerait à plus d'humilité, celui qui le départirait de son auto-proclamé statut de plus grand club de France, statut entre autres construit sur le scandale et l'oprobre. Une humilité qui verrait ce cub repartir de zéro, du temps où le supplément d'âme, l'authenticité ne faisaient débat : celui des minots. Sans surcouverture médiatique, flamby historico-marketing et autres mafieuseries diverses. Et avec un vrai projet de formation qui nous éviterait de voir le bon mastreillais se pignoler bisannuellement sur l'effectif des autres équipes, la notre y compris. Et surtout avec l'espoir de voir le mastreillais se passionner pour un autre club. Le Barça, par exemple, sauf doux rêve, ça nous ferait des vacances à la Mosson.

 

 

 

__________________________________________________

 

Annexe : les meilleures adages du mastreillisme (entendus par votre serviteur)

 

 

"Heureusement qu'on vous a donnés le match l'autre fois pour baiser Paris, sans quoi jamais vous êtiez champions de France"

 

"Mais Cabella il a pas les épaules pour aller jouer à l'OM. L'OM, c'est un grand club, faut arriver à résister à la pression."

 

"Je suis pour Montpellier 36 journées sur 38"

 

"Hein, et le 5-4, hein? hin, hin, hin..." (N'en parle pas, t'avais pas vu les buts, t'avais éteint le poste à la mi-temps)

 

"Siiiii, j'y suis déjà allé au Vélodrome..."

 

"Mais vous avez été champions, à part Paris, y avait degun cette année-là, et tous les matchs que vous avez gagnés 1-0, pardon, hein!"

 

"Le pauvre public qu'ils se payent Paris, ça prouve bien que c'est un club en bois, t'as vu le Vél comme c'est le feu?"

 

 

"Mais bien sûr que c'était arrangé... T'as vu comment Fanni il est à 3 mètres de ton gars pour le laisser faire son truc?"

 

 

 

 

Partager cet article

Repost 0
Pailladdised by Papa Yade - dans Pailladdictionnaire
commenter cet article

commentaires

Papa Yade 18/04/2014 19:48

Chépa Jeremy ça prend du temps celui de l'interview, et comme celui-là je veux qu'il soit nickel... Mais son heure viendra. Forcément. La bise!

GRM 18/04/2014 16:19

Vava, la prochaine lettre c'est la grausse enteurviou Corsica Ferriz de notre ami Pailladdiction, le serpent de mer toujours repoussé, hein papa? Mais maintenant, si tu nous ponds un chose sur les nimoises, on va pas se plaindre. Allez à vite et bises à la poupette!

Papa Yade 17/04/2014 21:03

@ Sam le pirate: cet article n'a pas la prétention de dire à chacun qui supporter. Il décrit juste l'opportunisme et le panurgisme de nombreux heraultais face à une équipe de foot qui aujourd'hui semble plus exister par son marketing que par ses résultats.
"Phénomène de société" je dis oui. "Unique" je dis oui et non. Oui, car aucune équipe n'en fait autant pour recruter du mouton à travers la France, et non car y a eu des précédents et y a actuellement un suivant: les homologues des mastreillais nommés lynx ou Qatarix. La présence de tous ces mastreillais ne serait en rien gênante si on ne devait pas se cogner leur triste spectacle à la Mosson, voire pour certains des comportements provocateurs à l'égard des locaux.

Sam le pirate 17/04/2014 13:46

C'est donc ça l'article que je reçois de longue par mes "amis" pailladins sur Facebook. Je veux juste dire à celui qui a écrit ça qu'il aura beau analyser ce qu'il veut un phénomène de société comme l'OM ça reste unique. Quand je me suis pris d'amour pour l'OM je suis pas allé demander à mon voisin pour qui il était. J'ai vu cette reprise de Waddle rentrer dans les filets et voilà. Comme tu le dis le cœur a ses raisons, et moi c'est la Paillade (où pourtant j'ai vécu) qui ne correspondait pas à ma vision du beau football. Et même en national, je serai toujours pour l'OM et pas pour le Barca n'en déplaise à certains.

Ptced 16/04/2014 20:31

Hénaaaaaaaaurme à distribuer dans Corbières pour la prochaine venue des sardines. Bravo l'auteur tu me régales encore. Mais ça t'a pas chatouillé de faire un compte-rendu habituel du dernier match?

Sas que pardon...

      Corniauds

 

Une phrase :    

 

" A Toulon, Rolland, on l'appelait Pinochet, parce qu'il tirait dans les tribunes." Laurent Paganelli

Fotonovellas

 

 

Pailladdictionnaire

Pailladdictionnaire

Pruneausticks

Pailladdictiondage

Le PSG, pour vous c'est :

 

1 - La-bouée-de-sauvetage-d'un-football-français-à-la-dérive-et-l'unique-salut-d'un-championnat-en-décrépitude.

 

2- Une équipe qui a très provisoirement interrompu notre série de 7 titres consécutifs.

 

3 - comme si Sébastien Loeb disputait le tour de France cycliste en DS3 WRC et avait en plus des crétins pour l'encourager au bord des routes.