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19 février 2014 3 19 /02 /février /2014 23:35

 

Avant match

 

        

                  Dark Side of the Mounier

 

 

Loin derrière le side-car ou l'airbag de portière, l'invention du Mounier latéral gauche fera néanmoins date dans l'industrie de l'à-côté. Tintin ARG, en voilà une blague belge pour découvrir les toiles mystérieuses. Mais en mélangeant festival de Cannes et concours Lépine, la dernière idée de Rollin témoignait pourtant d'une pensée en profondeur sur 3 aspects fondamentaux de ce 8ème de finale.


- Le joueur : Moumoune arrière gauche devait dynamiter son aile par son art du centre en retrait loin devant, et abreuver de caviars ses comparses du couloir gauche dont notre nouveau péruvien Jean-Michel Toudroit.


- Le terrain : un "champ de boue de merde". Une honte de terrain que même nous on n'a jamais osé, pour dire. Un truc à faire passer le Montpellier-Sochaux de l'an passé pour un pique-nique sur le green de Massane, où forcément, la précision des passes hautes d'Anthony Mitchelli allait faire la différence. Sauf que sur ce genre de potagers, la différence ne se fait pas. On nivelle les 2 équipes, et la Paillade, plutôt arrangeante a bien voulu faire les deux tiers du trajet en donnant rendez-vous à ses adversaires quelque part en National.


 - L'adversaire : une équipe de CFA, ça joue sans ailes, alors pourquoi ne pas mettre un attaquant de métier pour lancer les attaques dès notre poteau de corner? Et pourquoi dans cette logique, ne pas mettre Vito en gardien, ou Abdé en attaquant de remise, voire Martin titulaire (oups...), hein après tout...

 

 

Le ralenti n'est pas clair, mais il semble bien qu'Abdé couvrait l'attaquant cannois sur l'action du but.

 

Mais n'en jetons pas plus. Dans la Cannes-suture, pas de tête de turc. Pas plus Moumoune que Rollin. Tout le monde a été à chier, même les meilleurs. Seul M'Baye se consolera avec les 5000€ du Challenge Golden Barre, ça lui remboursera un balais d'essuie-glace. Rollin a promis de le "prendre sous son aile", on sait pas vraiment ce que ça veut dire, mais à la place de M'Baye, désormais je ferais gaffe au feu en traversant la rue.


 

Avec Rollin, et c'est pour ça qu'on l'aime, on ne s'ennuie jamais. Cet esprit bouillonnant qui pense, repense son équipe, voire suradapte son 11 de départ à un contexte, et en arrive à changer ce qui marche... 

 

Rollin, c'est la même personne qui enrôle Zidane à Bordeaux sur un coup digne de Patrick Benguigui à Las Vegas, que celle qui laisse partir Blanc de Marseille sur un coup encore inexpliqué à ce jour en Sardinie. Rollin qui passe pour un voyou à caisse noire à Toulon et pour un beau pigeon quand son TFC se voit refuser la montée en D1 pour des histoires de panne d'éclairage à Gueugnon en 1995. Rollin et l'art du tout ou rien, qui passe du Parc des Princes à Coubertin en 15 jours. C'est en ce sens qu'on ne peut pas rêver mieux que notre Coche comme entraîneur à la Paillade. Parce que nous, l'art du toutourien en coupe, on est les champions de France depuis 40 ans.


 

Et oui, compagnons, qui mieux que nous manie l'art de la magie de la coupe en mode auto-reverse? Qui a, en 40 ans d'histoire, autant d'exploits que de hontes à son palmarès? Des professionnels de Toulon éliminés en 76 aux amateurs de Cannes en 2014, combien de couillonnages comme Marseille, Saint Etienne, PSG ou... Nîmes. Et combien de couillonnades comme Fort-de-France, Sanary, Rhône-Vallée, Gazélec ou ... Nîmes. Ca ne consolera pas les pailladins uniquement animés par la culture de l'instant, mais ça n'empêchera pas d'autres de prendre cette nouvelle care avec fatalisme, et de penser que des Paris 2014, on en remangera au moins autant que des Bourg Péronnas 98.


 

Quant à ceux qui voudraient se sentir lésés dans ce traquenard de gadoue, dans ce "champ de boue de merde", vous avez peut-être raison. Dans la boue de Cannes, on s'est fait emboucaner. Mais demandez aux anciens qu'ils vous expliquent combien d'estrangers le jeune club de La Paillade a estourbi par la grâce d'une panne de courant providentielle, d'une innondation de terrain en pleine saison sèche ou d'un accueil "à la pailladine"... Là encore, un peu de philospohie, de mémoire et de fatalisme peuvent aider à faire passer la pilule.

 

 

"C'est encore loin Saint-Denis, chef?"

 

 

L'adversaire

 

Pour se remettre des séquelles d'une élimination par une CFA, quoi de mieux qu'une mise au vert thérapeutique à Rennes. S'il y a un club qui ne se foutra jamais de notre gueule pour une élimination par des amateurs, c'est bien le Stade Rennais...

 

 

Comme le taulier est peu short ces jours-ci, je me suis permis de coucher sur la toile le résumé de la rencontre. Vava (qui ne demandera qu'une caisse de Puech-Haut pour le pigisme)


_________________________________________ 

 

 

1e : Ne me demandez pas pourquoi les 2 équipes s'échauffent dans la même moitié de terrain.

Là au moins, on peut dire que c'est le même terrain pour les 2 équipes. 

 

 

2e : En attendant, j'ai vu autant de passes rennaises que durant tout le match aller.

 

 

Le Match

 

 

10e : Ca y est c'est parti. Vito serre la main de l'arbitre et du capitaine rennais. Bienvenue  à tous pour ce Rennes-MHSC! 1-0

Aussi, ça faisait 10 minutes que je voyais Hilton courir avec le fanion du match. 

 

 

11e : On s'attendait à ce que les pailladins livrent un match en entier. Ils nous le livrent en antillais... 20h00, 20h10, après tout, c'est pareil.

 

 

14e : On nous annonçait la tempête mais il manque Ulla. Par ce temps qu'est lubrique, on espère l'orange mécanique. 

 

   

15e : M'Baye démarre donc du banc. On sent qu'il ronge son frein et que son impatience atteint son Zénith.

 

 

17e : Depuis le début de match, Victor dézone dangereusement dans le couloir de M'Bengue...

 

 

18e : Le 4ème arbitre a prévu une grande bassine d'eau pour séparer les 2 joueurs au cas où.

 

 

 

Alessandrini allait sans draps

 

 

23e : Le vent étant tombé, on peut dire que c'est le même pour les 2 équipes.

Le vent, c'est comme les erreurs d'arbitrage, c'est sensé s'équilibrer en fin de rencontre.

 

 

24e : Tout en finesse, ce Ola-là ne fait pas de vague.

On dirait qu'il y a encore des gens bons au PSV Eindhoven.

 

 

26e : Quand on y pense... Dire que c'était enfin un hiver sans CAN.

Sans CAN, et pourtant notre équipe n'a pas valu un franc CFA.

 

 

27e : Les pailladins ont repris la possession de balle depuis 17 bonnes minutes. Sur son banc, Montanier fait une tête de consultant de J+1 l'année prochaine.

 

 

30e : L'idylle M'Bengue/Montaño se poursuit de belle manière. Voyez comme la rotule du premier épouse parfaitement la 3ème dorsale du second.

 

 

32e : Notre domination est pour l'instant au moins aussi utile que le Modem et la valise sans poignée réunis.


 

   Et passe en retrait de Matthieu Deplagne...

 

 

34e : Petite infidélité de Victor à M'Bengue, c'est Houtondji, arracheur de pelouse et candidat malheureux au championnat de France de verlan, qui par étourderie, oublie une semelle sur le colombien.

 

 

39e : Coup de cul de Victor sur M'Bengue.

 

 

40e : Coup de cul de Geoffrey sur un tir de Kadir.

Mauvais centre du rennais et superbe appréciation de Jourdren, on a Kadir ça.

 

 

43e : Anthony profite d'une bonne passe de Victor puis d'un double contre favorable. Ca faisait beaucoup trop pour la même action.

Il a été contré en l'Armand.

 

 

   

  On profite de la mi-temps pour prendre des nouvelles d'Olivier Giroud.

 

Victor et son nouvel amoureux profitent de la pause pour se rendre tout ce qu'ils se sont prêtés pendant cette mi-temps. Montaño récupère trois ongles et deux phalanges.

 

 

46e : C'est reparti Route de Lorient! Frappe de Kadir sur le poteau. C'est pas reparti pour tout le monde apparemment.

 

 

47e : En pleine surface, Abdé tente un geste technique très apprécié des amateurs de taureau-piscine : la statue.

Le bar Deza-Rennes, 10 francs de plus...

 

 

    Comment ça, on prend le bouillon dans notre surface?

 

 

53e : Nos problèmes se conjuguent. Un Abdé, des abdos.

 

 

54e : "Tête rageur" de Congré et but! Voyant le ballon lui revenir dans les pieds, Daniel préfère assurer et dégager en corner. On ne se refait pas. 1-1!  

Forcer Daniel à ne faire des têtes en retrait qu'aux gardiens adverses, notre Coach est un génie.

 

 

58e : Le nouvel entrant côté locaux s'appelle Paul Georges et malgré 1 mois de présence au Stade Rennais semble déjà avoir la culture club.

Il s'appelle Paul George? On a le droit de demander des nouvelles de son cousin Guy?

 

 

60e : M'Bengue mort scandaleusement le coude de Montaño.

 

 

61e : Coupable d'avoir raté le ballon, Danzé écope d'un carton jaune. Matthieu demande à être remplacé. 

 

 

62e : Nous sommes en train d'archi-dominer cette rencontre. Je n'ose même pas imaginer ce que cette équipe de Rennes aurait pris à Cannes.

 

 

65e : Talonnade de Deplagne pour Congré qui relance sur Mounier ... Je veux bien qu'on prenne confiance mais faudrait pas trop forcer la chance non plus. 2-1

 

 

66e : Déjà que les sketches de Gad Elmaleh sur le blond ou les armoires Ikea ne me faisaient pas rire...

 

En 2020, le frère jumeau de Jean-Pierre Bacri tachera son plus beau tee-shirt blanc en se niasquant au Picpoul. Le tramway ira tellement vite que trois pintades se retrouveront avec leur sac à main comme des connes croyant être à Polygone, une autre poule en robe grise aura toujours pas compris que les joueurs ne viennent pas boire un coup à la mi-temps, et Lucien viendra avec  son short de pébron et ses chaussettes noires dans ses basqués malgré les réprimandes de sa femme lui disant que c'est pas la fête à Saint-Brès à s'habiller comme un parpanias. Accessoirement, derrière les vitres plus fumées que le saumon sur canapé se jouera du football regardé par des couillons de pauvres qui sont eux devant les vitres fumées comme du saumon. Bref, j'étais à la Mosson en 2020.

 

 

72e : Réponse scandinave de Courbis à Montanier. Après Toivonen, au tour d'Öle Gunnar Kämara d'entrer en jeu.

 

 

76e : Benjamin Stambouli a encore éclairé l'entre-jeu pailladin. A peu près ce qu'il faut pour une ville comme Mauguio pendant 6 mois.

 

 

80e : Coaching rennais : l'amirable Nelson Olivera entre en jeu. 

Comme la tempête Ulla claque, on nous avait dit : "hautes rafales, gare à Nelson."

 

 

82 : Depuis l'entrée de Camara, Costil se démène pour préserver le point du match nul.

 

 

90e : Le football est un sport qui se joue à 11 contre 11, où à la fin c'est Souley qui entre en jeu et le gardien rennais qui fait la gueule. 2-2!

 

 

92e : Coup-franc pour Rennes. Les 3 joueurs à la retombée du ballon sont tous rennais. Bonne nouvelle, on ne joue plus le hors-jeu à pile ou face. La roulette russe, c'est quand même plus rigolo.

 

 

93e : Le football est donc un sport qui se joue à 11 contre 11, où à la fin c'est Souley qui entre en jeu et le gardien rennais qui... merde, de peu.

 

 

95e : Nous nous quittons donc sur un 2-2. Je veux pas me moquer de 13 équipes, mais la Paillade est 7éme attaque de L1 avec Jean Fernandez entraîneur pour une presque moitié de championnat.

 

 

L'analyse du match en une phrase

 

On ne jasera pas trop sur la fébrilité défensive et le retard à l'allumage des pailladins dans ce match tant le fond de jeu et la maitrise du milieu furent plaisants par moments et surtout tant les pailladins ont fourni une belle réponse au fiasco de cette semaine (ouf).

 

 

La photo souvenir

 

 

Parce que non, les rapports nemo-pailladins ne se limitent pas à des gardois ayant réussi dans l'Hérault ce qu'ils furent infoutus de réaliser dans le Gard. Parce que oui, il y eut aussi Vergnes, ce natif de Magalas formé au SOM qui marqua 79 buts pour le Nîmes Olympique. Alors rien que pour ça, si on est poli, on dit merci Jacky (et Michel bien sûr).

 

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Le truc qui sert à rien

 

Après Jean-Michel Toudroit, saurez-vous reconnaitre ces Jean-Michel qui ont porté ou portent nos couleurs :

 

Jean-Michel Nuitderoi

Jean-Michel Vieupré

Jean-Michel Dété

Jean-Michel Lepadur

Jean-Michel Piechode

Jean-Michel Noir

Jean-Michel Durmalin

 

___________________________

 

Allez, compagnons, on se dit à la prochaine, peut-être pour Ajaccio peut-être avec le taulier au clavier. Hasta la Victoriaaaa!    

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Pailladdised by Papa Yade feat Vava - dans 2013-2014
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commentaires

Fab2laver1 20/02/2014 20:35

65e : Talonnade de Deplagne pour Congré qui relance sur Mounier. Je veux bien qu'on prenne confiance mais faut pas trop forcer la chance non plus 1-2. :-D bravo & merci l'artiste (et
jaquiemichel bien sur)

vavavite 20/02/2014 15:54

Gérème-DTC, nous règlerons tout ça samedi. Et lundi c'est toi qui t'y colles on va rire (ou pas)tiens en parlant de oh camara www.midilibre.fr/2014/02/20/camara-couleur-paillade,824814.php

Bandidoc 20/02/2014 15:15

61e : Coupable d'avoir raté le ballon, Danzé écope d'un carton jaune. Matthieu demande à être remplacé.
C'est abuser pck il a pas fait un si mauvais match mais ça m'a tordu ça

Steph34 20/02/2014 15:00

Encore du tout bon, dédicace à la statue

Papa Yade 20/02/2014 13:23

jérémy la photo souvenir c'est de moi même si la chute ferait croire que...mas coumpres

Sas que pardon...

      Corniauds

 

Une phrase :    

 

" A Toulon, Rolland, on l'appelait Pinochet, parce qu'il tirait dans les tribunes." Laurent Paganelli

Fotonovellas

 

 

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Le PSG, pour vous c'est :

 

1 - La-bouée-de-sauvetage-d'un-football-français-à-la-dérive-et-l'unique-salut-d'un-championnat-en-décrépitude.

 

2- Une équipe qui a très provisoirement interrompu notre série de 7 titres consécutifs.

 

3 - comme si Sébastien Loeb disputait le tour de France cycliste en DS3 WRC et avait en plus des crétins pour l'encourager au bord des routes.