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6 septembre 2013 5 06 /09 /septembre /2013 00:01

 

 

Pour marquer le coup des 4 ans du blog, une petite rediffusion des 3 épisodes des aventures d'Hugo à Knysna, ça coûte pas cher en nouvelles conneries, et ça fera plaisir à minimum un lecteur, qui en a soumis l'idée dans les derniers commentaires. Merci à Loustic pour la suggestion!

Les 3 articles se suivent, bonne (re)lecture...

 

Et pour ceux qui cherchent le compte-rendu de Nice, c'est donc 4 articles plus bas

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L'article de blog écrit à la première personne en prenant les traits légèrement grossis d'une personnalité du ballon rond est devenu un grand classique  depuis ce fameux narrateur des péripéties d'un directeur sportif marseillais qui en l'espèce, fait à notre connaissance office de référence absolue  :

 

http://www.cahiersdufootball.net/lepetitjose/

 

Pailladdiction s'est donc aussi livré à ce petit jeu en prenant comme héros le talentueux gardien de but de notre équipe nationale. Vous savez, l'adolescent perturbé toujours à l'aise au micro qui avait loupé d'un cheveu le premier rôle dans "Elephant" de Gus Van Sant... L'auteur du blog confesse bien sûr sans détours le caractère archi-gratuit des railleries sur l'aspect ado timoré et perturbé du portier tricolore. Extraits de son journal intime pendant la coupe du monde:

 

 

18 juin 2010

 

Cher journal,

 

Hier, ça a bardé dans le vestiaire que je te raconte pas. On était à la mi temps du Mexique et moi, je rentrais peinard au vestiaire en cherchant un truc que je pourrais jeter à William Gallas pour le faire bouger de devant les buts parce qu'il fait rien qu'à me boucher la vue. Hier à l'entraînement, j'ai demandé au coach un collier électrique comme mon tonton il a pour son malinois.. Le collier ça marcherait terrible sur William, une télécommande, un petit coup de jus et hop comme ça, le Will il me fait deux trois pas de côté . Mais Mr Duverne il m'a dit que ça marcherait pas, que le temps que le courant il arrive jusqu'au cerveau de William, on serait déjà rentrés en France. Jérémy, il  lui a dit que vu comme on joue, et à quelle vitesse on est en train de prendre l'avion du retour, ça restait honorable comme temps de réaction.

 

Mais la vraie embrouille, ça a commencé quand Sydney, il a dit à Bakari qu'il montait pas assez. Alors y a Jérémy qui a pris la défense de Bakari et qui a dit à Sydney de la fermer que si il lui prenait son maillot, à Sydney et qu'il l'essorait, il en avait assez pour ouvrir un bistrot. C'était pas sympa parce que Sydney, il fait des efforts pour pas trop transpirer. Et là, comme on parlait de latéraux, y a Nico qui a dit que si Bakari il montait pas assez, par contre, "Evra, faut le faire reculer, ça frise le but".

 

Et là, le coach qui avait tout entendu, il a commencé à froncer les sourcils en regardant Nico, c'était marrant, au coch on y voyait plus ses yeux, on aurait dit le briard de mon papi. Et il lui a dit à Nico "OK, tu sors". Moi je pensais comme Nico, mais j'ai rien osé dire de peur de sortir aussi. C'est vrai quoi, Patrice, faut le faire reculer, au moins jusque derrière la buvette...

Alors, le coach, il a tenté un dernier truc pour nous motiver pour la deuxième mi-temps, il a dit "y a personne qui bouge, si vous continuez comme ça, on va perdre les gars, je vous le dis, on va perd'." Après comme il se souvenait plus très bien de son texte, il a demandé si quelqu'un avait quelque chose à ajouter.

Alors, y a Eric qui a demandé " y a pas quelqu'un qui a un chargeur I Phone?"

 

 

20 juin 2010

 

Cher journal,

 

  

Ce matin, ça a encore bardé à l'hôtel. La matinée se passait pourtant peinard. Moi, j'étais sur la terrasse tranquille en train de jouer à "je t'aime un peu, beaucoup, passionément" avec les pattes d'une araignée que j'avais trouvée dans les buissons derrière. Le coach m'avait même dit qu'il allait finir par me punir d'araignée si je continuais. Il m'a déjà confisqué ma carte Mozaïc il abuse sérieux. 

 

 

Pat, il courrait partout avec une feuille et il la montrait à tout le monde, sauf à moi, parceque soit disant c'était des affaires de grandes personnes. Mais je l'ai vue la feuille. C'était une page du journal l'Equipe. Dessus, on voyait Nico et le coach, et une drôle de phrase au dessus. J'ai demandé à Gaël ce que ça voulait dire, mais je voyais bien qu'il était gêné. "Euhhhhh...Tu te souviens hier, les babouins sur le parking... eh ben, à ce qui parait Nico il aurait dit au coach d'aller faire le babouin du dessous. Bon, et pour la deuxième partie de la phrase, et ben... Nico il aurait dit que le coach, il  était pas très propre, qu'il prendrait une douche que les jours en "anche", et que... euh ben... sa maman trouverait souvent de l'argent de poche sous sonoreiller parce que la petite souris elle passerait souvent la voir". J'étais scié. Le coach, quand même... une petite douche de temps en temps, ça fait pas de mal, j'y prêterai mon Poussmouss si il veut.

 

Gaël, il parlait de l'autre matin quand j'ai demandé aux autres ce qu'ils faisaient les deux babouins l'un sur l'autre. C'est Mr Henry qui m'a dit "ben... tu sais petit, le babouin du dessus il est très vieux, et comme celui de dessous, il est jeune, il est sympa et surtout il respecte les anciens"... qu'il disait en regardant Franck, "... et ben, il aide l'ancien en le portant sur le dos, tu vois"... Ouais, je veux bien, mais ça reste dégoutant, parce que le plus âgé, il en profite pour lui mettre la petite graîne quand même. Et là, j'ai commencé à comprendre ce qu'ils voulaient dire dans le journal... Porter les anciens sur le dos... C'est ça qu'il faut faire avec Sydney sur les replis défensifs, faut que j'en parle au coch.

 

 

 

 

 

 

21 juin 2010

 

Cher journal,

 

Ce matin, y a TF1 qui sont venus. Moi, je les aime bien TF1, surtout Davina Storga, la speakrine que Monsieur Robert il fait rien qu'à dire qu'elle a le dessus de la tête tout plat à force d'être passée sous la table. L'interview il se passait normal, le coach y disait que l'ambiance entre nous était excellente, qu'on allait tout faire pour se qualifier (il aime bien leur faire des blagues aux gens de la télé, le coach).

 

Et là, on a entendu "Franck, entrée surprise dans un quart d'heure! ". Là, il y a l'ingénieur du son qui criait très fort parce qu'on l'avait pas prévenu avant, que si il avait su, il aurait pris son appareil de sous-titrage. Mais Mr Storga, il lui a dit que c'était pas grave, qu'ils feraient des coupes au montage pour mettre les sujets avant les verbes. C'est vrai que Franck quand il parle, c'est un peu l'arrivée du tiercé dans le désordre. Franck, il était vachement bien maquillé pour quelqu'un qui rentre par surprise sur un plateau. Maquillé comme "un Picasso qui sort du vernissage" qu'y disait Jérème, mais il parlait pas de la Citroën à mon tonton.

 

Et là, la seule phrase qu'on a à peu près compris, c'est "j'ai les boules"... Et là, Mr Duverne il a dit "ouais, c'est ça, lui, il a les boules, moi j'ai le cochonnet, et Sydney, il a la glacière et le Ricard"... Il avait oublié de dire que c'était William qui avait la caravane.

 

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6 septembre 2013 5 06 /09 /septembre /2013 00:00

6 juin 2011

 

Cher journal,

 

Aujourd'hui, on est arrivé à notre nouveau centre aéré, le Pulpez Oulala. Ca se trouve dans le Sud de l'Afrique, un super pays qu'il m'a dit Franck, mais là il fallait qu'il y aille, il devait aller voir les parents de son copain de club, Arjen qui tiennent une île des loisirs dans le midi. En arrivant à l'hôtel, le coach il nous a dit que ça serait mieux qu'on arrête un peu les conneries, que les gens ils racontent plein de mauvaises choses sur nous. 

" - Ouais, ça va coch, vous nous connaissez, question discrétion, on est des tombes, muets comme des crabes". Qu'il disait Captain Patrice juste avant de recevoir un chronomètre sur la figure. 


A ce qui paraitrait, y aurait une légende sur nous qui dit qu'on n'aurait jamais du partir en classe verte ici, cause qu'une fois Mr Henry il aurait fait une passe décisive de la main à Willy, et que c'est pas permis. Et que derrière, tenez vous bien, Willy il aurait marqué un but. Et un but pour son camp, en plus. N'importe quoi, franchement.

 

Des murs en peau de véritable Djibril des bois, trop la classe

 

 

A peine arrivés, les anciens ils se sont chamaillés pour savoir qui c'est qui partageait la chambre de Sydney. A ce qu'il parait, dormir avec le Syd, c'est comme avoir une chambre pour soi tout seul. Maintenant qu'ils le disent, c'est vrai qu'à chaque mise aux verres avec le club, y a Monsieur Cris qui me dit que Sydney, il dort dans un autre hôtel, la "belle étoile" que ça s'appelle, qu'il parait que c'est "à deux grammes, deux grammes cinq" de notre hôtel à nous.

Moi, je dors avec Yohan. C'est monsieur Aulas qui m'a demandé d'insister pour faire dodo avec Yohan. Et dès qu'il s'est endormi Yoyo, je dois lui répéter trente fois à l'oreille "tu aimes les quenelles, tu rêves de grosses quenelles". Il en a de ces idées, le président... Si les autres, ils apprennent ça, ils vont encore se moquer de nous, qu'on préfère les garçons, et plein d'autres bêtises. Déjà qu'ils font rien qu'à le taquiner, le Yohan. Hier dans l'avion, y a Franck qu'a dit à Yoyo, "toi Kourkuf, tu voyages en classéko". Et il l'a enfermé dans les toilettes tout le vol.

 

L'après-midi, on est allés voir notre nouveau terrain d'entraînement, le champ d'hérève que ça s'appelle, ça doit être une plante du coin. "C'est ça, petit, c'est une plante qu'il faut en fumer beaucoup pour être grand et fort, comme Mr Barthez" il m'a dit Mr Bidal. Oui mais moi le tabac, j'aime pas ça, que ça doit être pour ça que les grands ils m'acceptent pas dans leur bande, ceux qui reste cachés derrière le grand buisson pendant les footings du matin.

 

 

Après, on a aussi fait une opposition. Ca sert à la mise en place tactique qu'il dit le coach. Moi, les mises en place tactiques du coch, elles me font encore plus mal à la tête que les cigarettes pointues de Sydney, tellement y a des flèches et des ronds partout sur le tableau. Enfin, pour l'instant, dans les mises en place du coch, je suis gardien de but, c'est au moins ça que j'ai compris.

 

 

 

 

Les titulaires, on a une chasuble rouge, et les patibulaires, ils en ont pas. Jusque là, c'est simple. Enfin... c'est surtout les journalistes qui disent que ceux qu'ont une chasuble, c'est eux qui font les matchs pour de vrai. Mais moi, j'y crois pas vraiment, la preuve, dans mon équipe avec les chasubles, y a William, Nico et Sydney. Alors, tu comprends pourquoi j'ai des doutes. "Allez, les chasubles, on se met dans la même configuration que contre la Chine" il a dit le coach.

 

Purée, on va encore ramasser... Mais les anciens ils ont refusé de faire comme contre les chinois, parce que les matchs à l'entraînement, ils sont pas sur Bête Clic à 22 de côte pour l'adversaire, et que quand on est chez les Bleus, on se couvre jamais de ridicule gratuitement. "Tu comprends mieux les entraînements à huis clos, maintenant ?". C'est le coch qui disait ça à Robert qui était en train de s'étouffer...

 

 Notre mise en place tactique toute neuve de juste avant la Chine, ça s'appelle le 433 coulissant : Abou qui coulisse partout et nous on le regarde faire.

 

Après, on a Franck, lui, il sert à améliorer notre conservation ("surtout la sienne" qu'il dit Mr Henry). Il doit aussi faire un marquage sur le numéro 8 d'en face, mais lui, il fait de l'individuel sur le notre de 8, Yoyo, qui a pourtant une chasuble comme nous. Plus une balle qu'il a touché le Yoyo... 

 

Après, on a une zone floue du terrain, qu'on connait pas très bien, c'est notre côté droit que Mr Duverne il appelle ça "le triangle des bermudas-claquettes", que des fois, y a des ballons qui passent par là-bas, qu'on sait jamais ce qu'ils deviennent. 

 

Et devant notre super dispositif à noeuds coulissants, on a Nico, c'est notre attaquant de pointe, enfin surtout notre attaquant de pointeuse, vu qu'il a toujours les yeux collés sur l'horloge du stade, comme la postière du village de mon papi, et que des fois Nico, il est obligé de rester dans le rond central parce qu'il y voit pas très bien de devant l'autre but combien de temps il reste avant la douche...

 

Le coch et Nico, ils chipotent beaucoup sur le numéro dans le dos de Nico. Le coach, il lui a mis un 9 et Nico, il veut un 9,5. "Si Nik' il a le 9.5, moi, je veux le 8.6" qu'il a dit Sydney. Mais toutes manières, Nico, il en a fait rien qu'à sa tête (oui, il fait rien, c'est ce que je dis). A Nico, tu lui mets un 9 sur le carnet de notes, et ben, il va trafiquer le carnet pour se mettre un 9,5. Même pas fichu de se mettre la moyenne, trop la honte... 

 

Du coup, le coch, il a mis en place un permutage de folie pour quand Nico il a perdu sa montre, et qu'il redescend demander l'heure à Mr Bidal. C'est William qui part devant les cages d'en face pour couvrir les replis défensifs de Nico, et moi qui couvre les replis offensifs de William parce que Mr Bidal, il doit déjà couvrir les attaquants d'en face. Monsieur Bidal, c'est un couvreur de folie, un "couvreur-dézingueur" qu'il dit Mr Robert. "Le Rugway, on va tous les ken" comme il dit Franck. Ce coup-là, Mr Duverne, il s'est vraiment étouffé. Moi, à chaque fois que je vois un chronomètre filant, je fais un voeu.  

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5 septembre 2013 4 05 /09 /septembre /2013 00:30

13 juin 2010

 

Mon cher journal que j'adore,

 

Aujourd'hui, c'était l'anniv à Flo. Nous, on était bien embêtés pour le cadeau parce qu'y a pas de boutiques sympas autour de l'hôtel. Alors Sydney, il s'est proposé de ramener un truc de sa prochaine sortie shopping de ce soir. "Vous croyez qu'il est plutôt bonnet C ou bonnet D niveau cadeau d'anniv, le Flo?".

 

Là, les autres, ils se sont dits que c'était peut-être pas une bonne idée de donner la mission au Syd, que à ce qui parait, Franck, il a été très embêté avec le dernier cadeau d'anniversaire qu'il a reçu. Il parlait d'une histoire de matelas gonflable troué de partout que ça a fait plein de bruit en éclatant, que ça a réveillé les voisins, et que maintenant, Franck, il va falloir qu'il aille s'excuser chez les gendarmes.

 

Francky, maintenant, à chaque fois qu'il voit le képi des messieurs qui nous gardent à l'hôtel, on dirait qu'il a super les choco BN, il disparait d'un coup et il nous dit qu'il va siffler là haut, sur la colline, qu'il va cueillir un petit bouquet qui égratigne ... Zaï-Zaï-Zaï-Zaï... Ya-Ya-Ya-Ya-Ya...

 

 

18 juin 2010

 

Mon journal à moi,

 

  Doudouce...

 

Cet aprèm, comme on avait un peu la flemme d'aller courir dans le champ d'hérêve, le coch, il a proposé une séance vidéo. Trop sympa, manquait plus que des frites à la cantoche et c'était une journée parfaite. On devait voir un super film qu'il nous a dit, un match avec des verts qui gagnent que c'est même pas des images d'archive. Tu parles, c'était le France Mexique de la veille. Ouais super, trop drôle...

 

Au bout d'une demi heure, comme on s'embêtait un peu et que la fin du film, on la connaissait à peu près tous, on se faisait des jeux entre nous pour passer le temps. Même que c'est moi qui ai gagné à "trouvez Sydney dans la télé". C'est normal, je suis trop fort à où est Charlie. Mais c'est vrai que Syd, il était bien caché.

 

Le coch, il nous avait fait une surprise pour rendre le film plus marrant. Il avait invité Mr Doucet que c'est lui qui tient la palette à Canal Plus, qu'il nous a dit. Même pas vrai, je me suis dit, parce que celui qui est venu, c'est celui qui joue Rémi dans "Ratatouille". La palette, en fait, c'est un truc super de l'espace que tu fais tout ce que tu veux avec un match de foot sauf faire gagner l'équipe de France. Soit-disant qu'il y a des limites au progrès qu'il a dit. 

Avec la palette, tu peux faire des flèches et des ronds sur la télé, tu peux arrêter l'image et tout et tout. A un moment, pour te dire comme il est fort, le monsieur il a même réussi à laisser un mexiquien courir à toutes berzinigues vers mon but et mettre William en pause. Et tout le stade bougeait quand même autour, truc de ouf.

 

Après, il a nous a montré plein de dessins que c'était les zones de couverture  de chaque joueur. Bon, y en a des copains de l'équipe, la zone de couverture sur les jambes, ils la connaissent bien : on les appelle les coiffeurs. Il faudrait vraiment qu'ils fassent quelque chose pour les sourcils du coch.

 

 

 

 

La grande flèche tout à gauche, même que c'était la zone d'appels de balle de Monsieur Henry

 

Monsieur Palette, il nous a montré aussi plein de tableaux, comme quoi on aurait pas fait un seul tir cadré du match (et les passes en retrait de Willy, c'est lui qui les arrête peut-être?), et comme quoi Franck il aurait perdu 25 ballons sur 30 touchés (tous ces chronomètres, tous ces ballons perdus, on va se faire disputer c'est sûr...) Après, comme Franck il avait pris le stylo de monsieur Ratatouille pour dessiner des zizis partout sur la télé, la séance vidéo elle a tourné court. William, il râlait qu'il aurait bien voulu voir la fin du film, que lui il était pour ceux qui jouent en bleu. Mouais... Ca reste à prouver qu'il était pas pour les verts, lui...

 

Comme on était tous dans la salle vidéo, les anciens ils en ont profité pour faire une réunion avec tous les joueurs de l'équipe de France (même Erika Bidal). Ils voulaient qu'on cause ensemble pour savoir qui c'était celui qui a cafardé aux journalistes pour Nico. Le seul qu'on peut pas accuser, c'est bien moi. Si j'avais mouchardé, ça se serait vu de suite. Chaque fois que je parle à la presse, je fais pipi à la culotte...

 

19 juin 2010

 

Mon journal à moi,

 

Ce matin j'ai pas beaucoup de temps pour t'écrire que là, on part s'entraîner (si, si je te jure). Mais faut que je te raconte pour cette nuit. Je dormais profondément en serrant fort mon doudou (mon nounours en anciens cheveux de tonton Cris) quand il y a eu un grand bruit dehors. On est tous sortis voir en croyant que c'était un journaliste de l'Equipe qui s'était pris dans un piège à loups que Captain Patrice il avait mis de partout autour de l'hôtel. En fait pas du tout, c'était Sydney, qui en rentrant un peu tard avait marché sur un babouin qui dormait dans les buissons. Syd il criait encore plus fort que la bête :

- ça va, t'as rien, King Louie, et...arrêt' ton c'noche. Allez, viens j'te paye un coup...

- sauvez-le, sauvez-le, qu'il criait aussi Monsieur-Valentin-de-la-Fédé, si jamais Sydney il se fait mordre, c'est ...

 - ... coma éthylique pour le singe, il lui a répondu Jérémie.

 - remarque, cette rencontre au sommet nocturne a au moins un avantage, il a ajouté Mr Robert, ça nous a permis de nous rendre compte qu'on avait oublié  Jean Pierre sur la terrasse. Je te préviens, Valentin, y en a marre, demain matin, c'est ni moi qui le sors, ni moi qui le change !"

Tiens, encore une comète qui fait bip bip bip... je vais pouvoir faire un voeu : quand je serai grand, je veux être champion du monde... et de football, s'il vous plait. 

 

 

 

21 juin 2010

 

Mon petit journal,

 

Comme l'autre jour, j'avais pas fini de te raconter ma ballade en car de ce dimanche, alors je finis. On en était où, ah oui...

On était enfin prêts à partir et là, j'étais content qu'on y aille, parce qu'il faisait très chaud et j'avais pipi mais je pouvais pas descendre parce que Franck bouchait la porte d'entrée du bus et aussi les toilettes avec la tête de Yohan. 

 

On pouvait pas partir cause que Mr Robert il faisait des grands moulins avec les bras sur le terrain, un peu comme Matthieu quand Franck il essaie de le noyer dans le lavabo de la chambre. Quand coch et Pat ils sont allés voir ce qui lui arrivait, on a tout entendu du bus. Comme quoi, de venir à l'entrainement en claquettes, c'était une sandale, qu'on était juste bons à se toucher le zizi très rapidement de bas en haut, et puis de haut en bas, et tout et tout. Alors le Captain il a voulu calmer monsieur Robert:

" - Ouais, vas y Robert, trop pas, tu sais pas à qui tu parles, gros, moi je suis Captain Patrice!" 

" - Captain Patrice? C'est ca, ouais ! Caprice Patin, tu veux dire, la reine du tacle glissé!  T'arrivais d'où quand tu l'as taclé l'autre, jeudi soir, pour avoir un quart d'heure de retard? Du fond du vestiaire?

 

Et comme Franck, il descendait du bus, Mr Robert il a ajouté : "Tiens après Patin Caprice, voilà Tapin Pas Triste! " Jérémie, il disait que Mr Robert, il était en train de contre-péter les plombs... 

Et il continuait à crier plein de trucs qu'on y comprenait rien, comme quoi après Septembre Noir, c'était juillet bleu, et que le terrorisme était en soldes...

 

De retour au bus, le coch il est monté nous dire que les journalistes ils auraient bien voulu un communiqué. Comme Franck, il demandait ce que c'était, Jérémie, il lui a dit "tu vois, un communiqué, c'est comme un commun accord, mais... euh non, laisse tomber...". En fait, un communiqué, ça n'a rien à voir avec un cadeau d'anniversaire à partager à plusieurs copains dans une chambre d'hôtel comme il disait Sydney, c'est juste une feuille de papier où tu expliques à la presse pourquoi tu t'entraines pas.

 

Florent, il a demandé si on devait expliquer aussi pour tous les autres jours qu'on s'était pas entraînés, parce que là, franchement, on serait mal pour tout écrire, et qu'on allait finir par atrapper la crampe de l'écrevisse, ou un truc comme ça. C'est le kiné qui va en avoir du travail.

 

Le coch, il nous a dit qu'il était à fond derrière nous, mais qu'il pouvait pas écrire le communiqué pour nous, que là, il fallait qu'il aille aider Mr Robert à chercher son chronomètre dans les buissons, que le dernier qu'il a jeté, il y tenait beaucoup, que c'était celui avec lequel il avait enregistré William sous la minute aux 100 mètres, que plus tard, le chrono, il vaudrait beaucoup d'argent. Mais il nous a quand même laissé plein de feuilles et 23 stylos, et il nous a dit "relevé des copies dans une heure" C'est comme ça qu'ils disent à l'école, qu'il a dit Anthony. Moi j'aime pas quand Anthony il fait son prétentieux. Franchement, des feuilles et des stylos, il pense à tout le coch. Enfin, il pense presque à tout. Euh non, il pense presque, enfin je t'expliquerai une autre fois...

 

Au bout d'un quart d'heure, tellement qu'on était remontés comme des couteaux suisses, chacun il avait fini son communiqué. Y a que Willy qui continuait à écrire des pages et des pages, mais il avait pas enlevé le capuchon de son bic, et on a pas osé lui dire pour pas le contrarier. Les communiqués, y en avait des bien, mais c'est quand même moi qui avais fait le plus beau dessin. A la fin, on a dit que celui de Jérémie c'était le mieux alors j'ai pu garder les autres :

 

coloriage de bus

 

"Eskuzé monfils il a pa sezafer de spor pour santréné mé deux mains il lezora ila promi" le papa d'Eric A

 

"Il est la. Par minou. Pendan que je vous et crie, il m'auxerrve. Je le sans. Lui, c'est le traîte, le male, l'euille du Malin. Mais quan nous l'auron trouvais, nous vainquirons, c'est promi" Patrice E.

 

"Papa, viens me chercher. Quelque soit le montant de la rançon, paye-les. Ton fils qui t'aime" Yohann G.

 

"Nik la put 2 sa granmèr celui ka poukav Niko a les kip " +

 

"on va pas se laissé marché dessu non plus koa. Oui bon sof moi je vé enkor me fer marché dessu lol mdr" Matthieu V.

 

 

" Vois ci nos revandicassion sinon on fume le chaud feur:

 - le plaint du busse

 - le plaint de Clan Campbell's avec une pak de 12 bouteilles 1,5 litre de Coca et ossi des merdouille apéro au fromage" Le Syd en force

 

"Jissui pour rien je les coné pas je viens darivé je veu manalé" Stéphane R

 

 

 

Comme la rédaction, elle nous avait fait très très mal à la tête, on a demandé au coch d'aller lire le communiqué de Jérémie. C'était sympa, il était pas obligé.  

 

 

 

 

 

Moi, franchement, j'ai rien compris, mais Jérémie il m'a expliqué qu'à la fin de son communiqué, il avait réussi à glisser une petite publicité pour notre sponsor Carrefour, celui qui positive, que ça allait nous donner de l'argent parce que  Monsieur Carfour il serait content qu'on parle de lui. Avec tout ce qu'on s'est fatigués pour l'écrire, ça serait bien la moindre des choses. "tout travail mérite sa mère", comme il dit Franck. Ah tiens, Mr Robert a retrouvé son chrono, ah non, ben il l'a déjà rejeté.

  

 

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4 septembre 2013 3 04 /09 /septembre /2013 23:45

Le 14 Septembre 2010,

 

"Si les Niaks voyaient sa montre, elle lui serait confisquée ! Il le savait. Et pour lui il était clair que cette montre te revenait de droit ! Et pour rien au monde il ne voulait que les Niaks mettent leurs pattes sur ton héritage, le patrimoine de son fils alors il décida de la cacher. Comme il n'y avait pas d'autre cachette il se l'est mise dans l'cul.

 

Fallait avoir du courage pour le faire, se la mettre dans l'cul. Un jour, juste avant que la disentrie le tue il me donna la montre. J'ai alors caché ce vieux bout de métal dans mon anus deux années durant et... Après sept ans d'absence je pus retrouver ma famille. Et aujourd'hui... Cette montre, je suis venu te la donner."

 

 

Cher journal,

 

Hier soir j'ai regardé au DVD un drôle de film qu'il m'a prété Anthony. Pulp Fiction que ça s'appelait, j'ai rien compris le début il est au milieu, la fin elle est au début, je connais Puel Fiction, forcément j'y joue dedans, mais là j'ai encore moins compris.


Ce matin, j'étais en train de finir mes Miel Pops tout en me demandant pourquoi le monsieur il se mettait sa montre dans le cucul avant de l'offrir au petit garçon quand ça a sonné. C'était monsieur Gassé. J'ai arrêté mon épisode de Cosmocats parce que soit-disant, il était venu pour me remettre quelque chose d'important.


"Hugo, mon petit, on a pas mal parlé avec Laurent et on a décidé de te remettre un objet très précieux qui te revient de droit. Il a été porté avant toi par des hommes légendaires et avant eux, par d'autres hommes légendaires. C'est le brassard (...) Bon il a été souillé ces derniers temps mais on est sûrs avé Laurent qu'un gars comme toi va lui redonner tout son éclat"

En fait, il m'a fait un long discours plein d'héritage et de capitaine, de prises d'ôtages machin choses et qu'on l'a eu dans le cul en Afrique du Sud, mais je sais pas ce qu'il m'a dit au milieu, moi j'étais encore dans le film d'hier, alors je regardais ce machin rond bleu blanc rouge d'un peu partout parce que c'est dégoûtant quand même.


Après Monsieur Gassé, il est parti qu'il était pressé, alors moi je me suis retrouvé avec ce chose dans les mains et je me disais que je le donnerai à laver 3 fois à maman au cas où. Mais je savais pas ce que c'était. Je voyais bien monsieur Patevra en porter un cet été en vacances en Afrique du Sud autour du bras, et j'avais demandé à Jérémie ce que c'était : "oh ça c'est rien, c'est comme un garot, ça empêche le sang de Pat d'aller dans son bras, et le sang qui va pas dans son bras, c'en est toujours un peu de plus qui va à sa tête, et c'est pas du luxe". Et moi nigaud, je l'avais cru patate crue.


Bon, je me suis dit c'est pas bien grave je demanderai à Tonton Cris en arrivant à Tola.

Il m'a dit "toi on brassard? Mais c'est pas poussioub. Il faut quelqu'aon qué fasin por à les autreuch por avoir le bassard! Toi la dernière foua qué tou té énervéch, c'était à Niouch, oun a tous crou qué tou avé perdu ta Nintendo Déhèch!"


"On brassard,c'est l'autoritech, c'est lou pouvoir dé fasin plein dé choses. Par exaemp, le brassard dé Olimpiqu Lionech, ça té donne pouvoir dé crier plou fort que tod el monde sur Alissokoch"

- oui, mais moi tonton Cris, c'est pas le brassard de l'Olympique Lyonnais que j'ai c'est celui tricolore"

Alors Anthony il est arrivé pour m'expliquer:

"Bé, c'est comme dans le seigneur des anneaux. Il y a plein d'anneaux, et y en a un pour les gouverner tous. Disons que toi, t'as reçu le seigneur des brassards... Il a plus de pouvoirs que les autres. Tiens d'ailleurs range le dans ton sac, à chaque fois que tu le sors, ya Yohann qui est en train de nous dessiner la carte de l'Afrique du Sud sur son short, tu vois bien que ça a des pouvoirs?"


Purée, chouette journal, tu te rends compte? J'ai reçu un truc avec des super pouvoirs, plus fort que ma carte Pokémon dorée Tigrouraptor avec attaque laser-fulguropoing-demi-lune ou mon magnet Moussa Sissokoh. Et puis il a raison Anthony, l'équipe de France c'est un peu la terre du Milieu (et pas que du terrain), y a un orque avec Francky, y a quelques trolls en sentinelle devant la défense, il reste encore un nain avec Matthieu, et moi je vais faire Frodon Saquet qui va amener le brassard là où il faut. C'est dommage que Cédric de Bordeaux, il a un peu perdu du poids, il aurait été bon en Sam Gamji... Allez bisous journal, à demain...

 

Bon j'espère juste que d'ici la prochaine fois que je vais me servir du seigneur des brassards, je pourrai le laisser dans mon casier plutôt que de le conserver dans ... enfin, tu m'as compris.

 

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9 septembre 2010 4 09 /09 /septembre /2010 23:52

Suite de la semaine redifs pour les 4 ans du blog. Après les péripéties Lloriciennes, place à un article introductif à cette coupe du monde 2010, et les turpitudes d'un sélectionneur. Pour  vous rappeler le contexte, la France de la balle est en pleins questionnements sur cette liste à 30 pondue la veille au journal de 20h par Ray Do', et à quelques encablures d'une haletante tournée amicale en Afrique et d'une non moins majestueuse répétition générale face à une équipe de Chine bis.

 

______________________________________________________________

 

 

A Pailladdiction, on n’a pas une culture très étendue de la chose bleue avec un poulet et une étoile Carrefour dessus. Et pourtant, pour briller cet été dans les barbecues mondains, il sera essentiel de maitriser le 7-2-1 national, la liste des 23, et cette compétition qui va occuper une bonne part de la trêve entre deux temporadas de rêve de la Paillade.

 

Depuis une semaine, le sport national, c’est le sélectionnage personnel. Monter son propre casting, prendre la place du gars apparemment payé pour le faire, bref se déguiser en Raymond. Face à son inculture en la matière, Pailladdiction est reparti des fondamentaux :

 

Première chose, compiler les informations élémentaires :

 

C’est quoi ?

Il s’agit de rassembler entre 23 et 30 joueurs de football de sexe masculin, éventuellement professionnels et de nationalité française (attention, chaque mot est important). Si possible les meilleurs joueurs.

 

Pourquoi ?

Selon des sources bien informées, pour y disputer des matches de football face à des adversaires déterminés eux aussi à aller le plus loin possible dans une compétition à 32 équipes…  Des adversaires...

 

Et voilà, déjà ça coince. On a pas encore couché un quart de nom de quatrième gardien que ça merde à plein tube. Le problème est super mal posé. Ca, c’est le français dans toute sa splendeur. En marketing, comme en football, le français fait toujours la même connerie. Il oublie la con-cul-rance, le marché, la clientèle, putain. Le français a cette manie égocentrée de l’ingénieur qui croit qu’en façonnant, et refaçonnant son bijou de famille pour l’améliorer, il va naturellement s’imposer sur le marché avec le meilleur des produits. D’autres croient que c’est avec le produit le plus adapté à la demande et qui tient le mieux compte de la concurrence, qu’on s’impose sur le marché. Vous voulez un exemple ? Non ? Vous l’aurez quand même :

 

 

 

Souvenez-vous de l'attribution des Jeux Olympiques 2012. Le choix final se joue entre Paris et Londres. La candidature parisienne balance un film mega bien branlé, réalisé par Luc Besson, avec des images par hélico des Champs Elysées (de jour) vides de toute bagnole, hétou hétou. Le message général du film était un truc « Paris, la meilleure ville pour accueillir les JO 2012 », ou "Tout Paris veut les J.O." 

La candidature londonienne balance un film avec des images d’archives, de stades encore en images 3D, et de gamins des townships qui tripotent la boite de conserve. Le message général du film était un truc « Londres, la ville où vos enfants viendront gagner des médailles pour votre pays. » Le résultat ne tint évidemment pas qu’à ces films, mais le fossé entre deux mentalités est bien là. Le coq, tout fier et la rose, grande ouverte.

 

Ramené au football et à la sélection, voilà ce qui m’interpole. A aucun moment, on n’a entendu, ni du sélectionneur, ni d’autres, « on va prendre tel joueur pour jouer contre… ». Depuis ce soi-disant jackpot au tirage digne d’un PSG en coupe de France, on se rebat les cojones de la concurrence, l’immédiate, celle du premier tour. Tout juste quelques avertissements convenus sur un groupe comprenant l’hôte de la compétition et deux autres « bonnes équipes ». L'autre opinion populaire, c'est ce torrent de «on va perdre parce qu’on est mauvais ». Le nombril, toujours le nombril…

 

Et pourtant, quand on bâtit une maison, avant de l’orienter, on regarde si celle du voisin ne va pas lui faire de l’ombre. Surtout quand on doute fortement de ses propres talents de maçon…

 

Quand Maradona sort sa liste de 30, t’as pas l’impression de voir un broussailleux prof de philo qui fait l’appel à la terminale B2. Enumérer les 30 meilleurs joueurs, c’est donné à un élève de CP. Quand El Pibe donne sa liste, il vous cite « los trenta cabrones que la meteran en nel culo de estes hijos de puta de brasilianos ». Et ceux qui sont pas d’accord que me la chupan. Le marché et la concurrence, on vous dit...

 

 

 

 

Et pourtant, dans l’analyse de la concurrence du premier tour, il y a beaucoup à dire. S’il y a un adversaire qui n’en manque pas de caractéristiques propres, c’est les Ouroukaïs de la Palombie. Et avant de parler du nom des gusses qu'on rencontrerait en 8èmes, il vaudrait mieux voir quels boy-scouts de chez nous on va direct éviter d'aligner contre l'Uruguay.         

 

L’équipe nationale de l’Uruguay, appelée aussi Celeste (surnom aussi donné aux attaquants adverses mis sur orbite dès le coup d'envoi), c’est un Castorama rayon jardinage à elle toute seule : roto fils, tronçonneuses, taille-haies... chez les cousins à Castro y a tout ce qui faut. Là bas, il joue à la "garra charrua", ce qui veut dire, " bouge du milieu, on passe la charrue"         

Là-bas, c’est des fous. Des tueurs d'indiens avec des noms d’italiens, des tronches d’allemands qui parlent en espagnol, on sait rien d’eux, on sait pas ce qu’ils bouffent, des barjots, qu'on vous dit. Tu vois Gaby Heintze? Une pucelle à côté... Le meilleur club du pais, là-bas, il s’appelle le Tibia Peronal Monté Vite et Haut.

 

 

 

 

 

 

Ca va, vous êtes calmés maintenant, vous avez compris pourquoi il faut tenir compte des mélancoliques qu'on va jouer au premier match ? Non ? Ecoutez ça alors…

Une fois en 86, Joël Quignon, il les a arbitrés en coupe-coupe du monde. Contre les écossais, une autre belle bande de néo romantiques. Et ben, vous savez quoi? Ils ont passé six heures à tailler la bavette autour d’un penalty qui y était, qui y était pas, qui y était plus… Même le gars du ralenti, il voyait pas, alors c’est le légiste qui a dû trancher. En fait il y avait touche pour l'Ecosse.

 

 

 

Déjà, au tirage au sort, quand il a appris qu’il tombait dans le groupe des franceses, le selectionador de l’Uruguay, il a regardé Domenech une demi-heure sans rien dire, et il lui a fait : « Toi,  tou vas ramper par terre, yé vais té faire manyé moun caca, comme toun copain de dos mila dos, Roger Lamadre. » Raymond a eu beau lui expliquer que c’était pas des manières, qu’en France, ça se passait pas comme ça à table, franchement, il foutait les boules, le gusse.

 

Pour calmer le jeu, y a le selectionador du Mexique qui a pris Raymond avec lui. « Toi, tou as oun bonne tête, tou as lé sourcil aussi velou qué la sat à ma sor. Et como on dit sé moi, hombre pelado, hombre cojonado. Toi yé t’aime bien, gringo. » Après, il lui a filé un truc à boire avec un asticot bleu à bouffer au fond du verre que même Sydney, il doit pas connaitre… Tu parles d’un jackpot au tirage, toi… Parce que plus tard, il faudra qu'on évoque aussi le problème mexicain...

 

 

 

 

 

 

 

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8 septembre 2010 3 08 /09 /septembre /2010 23:51

 

 

Maintenant qu’on a ébauché un portrait du premier adversaire, on va pouvoir passer au sélectionnage. Bon, qu’est ce qu’il nous faut pour tenir bon face à la compagnie uruguayenne de la serpette ?

 

Commençons par les attaquants. Il nous faut :

-          des gars aux chevilles d’acier (déjà Cissé, ça va pas être possible),  de ces chevilles qui gonflent pas après deux buts (allez hop, Gomis en drop, ça c'est fait...)

 -          des gars capables d’esquiver des tacles entre 10 cms et 1m20 de hauteur (allez Matthieu, tu sors…)

-          des gars qui, au premier autobus pris dans la poire, tombent pas dans les pommes (allez, on dit tous au revoir à Titi)

-          des gars qui, même en jouant attaquants, sont capables de faire changer la peur de camp, et de leur mettre la crotte au cul à ces réducteurs de tête. Ah, c’est bon, j’en ai trouvé un, mais va falloir que la préfecture de Saint Etienne fasse encore des miracles pour le passeport. Un certain colombien avec un nom de poète romantique, il serait parfait pour ce match…

 

 

  Lorient's defender Jeremy Morel (L) vies with Montpellier's defender Victor Hugo Montano Caicedo

 

 

Bon, devant, ça avance… Et en défense, qu’est ce qu’il me faut pour museler mon inca celeste, Diego Fort Lent ?

Il me faut des gars capables de se laisser traiter leur sœur de « grangarajabite» une heure et demie durant, sans balancer des coups de plafond à tout-va et sans venir pleurnicher sur le banc non plus. Oh mierda de mierda, ça me fait penser au problème du gardien de buts. Lloris, il va me mouiller trois shorts par mi-temps si y commencent à lui expliquer que sa maman se fait mettre la petite pièce sous l'oreiller pour toucher le quiqui au voisin. Et je pourrai pas compter sur sa baby-sitter brésilienne, Cris, le peau lissée, là. Comment je fais ? Je vais pas mettre Janot, non plus, il va leur balancer un middle side kick que l’autre, il en sera encore à « irodep… ». En plus, à tous les coups, son machin taggué sur la nuque, ça veut dire "je vais t'enfiler" en patois sauvage de chez eux. Ca va me mettre un bordel, encore...Bon, tant pis,  je vais mettre Ruffian, avec sa tête de rubrique faits divers, peut être qu’ils moufteront pas les rugueux gouailleurs. Purée, si je tombe sur un arbitre un peu prout prout, qui cause pas espingouin, y a que Ruffian qui va se manger un carton jaune pour sale gueule... 

 

Pfou… en fait, le sélectionnage c’est trop dur, j’ai trois ou quatre noms, et j’ai pas encore avancé sur la question cruciale, le cœur du poulet : «comment je peux ressortir grandi, moi sélectionneur, d’un tel merdier ? ». Après viendra l’autre question centrale « et qu’est ce que ça me rapporte ? » (reviens ici, Astorga, j’ai encore rien jeté)

 

Bon, en fait, j’ai deux options :

 

Solution A – Je fais comme Raymond chez les fritz en 2006. De la diversion médiatique. Devant les micros, je fais des prouts avec les aisselles, je joue au ki-monku, je leur demande aux journalistes si ils l’ont vu-quoi-ben-mon-cul… Bref, je focalise l’attention et les critiques sur ma personne, et les gratte-papiers ne vont pas déconcentrer l’équipe avec leurs questions de merde sur tous ces sujets qui tiennent tant au cœur des joueurs (la réforme du système de santé aux Etats-Unis, la montée du modèle d’éducation lacanien durant l'après-guerre, Zahia, l’Etat…) 

 

Pour ça, il me faut quoi comme joueurs ? Des gars discrets, qui cherchent pas à me voler la vedette, qui vont pas parler aux micros même quand on leur a rien demandé, à la Manu Petit. Des suce-boules, pas de ces soupe-au-lait qui s’enfuient énervés du stage de prépa en essayant de démarrer aux câbles la Twingo du cuisinier, à la Coupet. Il me faut des autistes qui se prennent pour Woody Allen, comme Dhoraso. J'ai du Pedretti, ça m'en fait déjà un de premier de la classe qui met la semelle pour faire les copains qui ils viennent au tableau. 

 

 

 

 

Solution B – Je fais open bar et happy hours à l’hôtel des Bleus, en mode fête du slip 2002, comme ça l'attention des scribouillards se porte naturellement sur l'équipe, qui pendant ce temps, nous montrera ses immenses capacités d'auto-gestion. Moi, je fais pina colada-transat-silence radio, et les journalistes iront parler fond de jeu et tactique avec mon consortium de 23 neurones. Les joueurs pourront s'adonner en toute liberté à leurs hobbies favoris (la peinture impressionniste, aller aux putes, bourrer des bombes et limer des rosses). Il y a bien un de ces cons qui sera capable de leur dire après une troisième défaite contre l’Afrique du Sud « A partir de là...On prend les matchs comme ils viennent ».

 

 

 

Et comme ça, il règne une belle ambiance de merde, on dira que c’est plus la faute à cette génération d'apodes Ipodisés que la mienne, vu que de toutes façons je suis un incompétent. Pour saloper l’ambiance, il me faut du bon footeur de merde, du maestro du crampon volant dans les vestiaires, du 4-2-4 tournant avec lit qui grince…

Derrière, j'oragnise une petite ferme célébrités qu'on se marre un peu... Il va falloir que j’organise deux trois scénars pour semer la Zidanie, genre qui va torcher le zébu de bon matin, qui dort dans la chambre des chefs… Et surtout, je vais faire appel au public pour nominer les sept refoulés du 1er juin (en fait les six, parce que Fanni, c’est bon, on a rigolé cinq minutes, maintenant ça va…)

 

 

Alors, qu’est ce que j’ai en rayon, catégorie dynamiteur de belle cohésion :

 

-          Kinder Valbueno, celui qui braille en culotte Petit Bâton, qui emmerde tout le monde en les arrosant au Champomy? Mouais, trop gentil… on est pas sur OM6 Kid, non plus. Un apéro-goûter Fluo-Banga-Tektonik avec Samir Nasri, tant qu'on y est...

-          Mystère T Franck, qui va chier dans les gants de Lloris, après le café-clopes du matin ? Il a déjà une affaire de mineurs sur le dos, alors une seconde…

-          Sydney la chauve-souris ? Un gars qui va rentrer de boite à l’heure de la sieste de l’aprèm, les autres vont même pas se rendre compte qu’il était du voyage.

-          Ben Arfa et son 0% de passes réussies pour 0% de passes tentées? Mouais... c’est bien pour merdifier l’ambiance sur le terrain, mais à l’hôtel, il me faut du lourd… Faut vraiment que je rappelle Wiltord, je peux pas confier ça à des amateurs...

 

Après, y aura ceux que j'aurai pas besoin de forcer pour venir plomber l'ambiance comme ces casse-burnes de France 98. L'autre surfeur, là, qui va venir expliquer la vie à tout le monde que moi, avec le saucisson qu'il a mis comme tir au but contre l'Italie en quarts de finale, j'ouvre une crèperie en Antarctique pour me faire oublier...

 

Quand je pense à Capello, lui au moins, si le temps se couvre pour lui, et qu’il se réfugie dans un plan B pour se sortir de la haine médiatique, il a tout sous la main, avec ses psychopathes de Sa Majesté. Le pub de l’hôtel, un string un peu humide dans le sac à Terry, un photographe du Sun, deux queues de billard, et roule ma boule, rouez maboules, et après levez la main droite et dites "c'est pas moi qui ai commencé".

 

 

                       

           

C'est ça qu'il me faudrait pour un bon gros bordel... Ils sont vernis, ces anglais. On a pas tous la chance d'avoir une bande de  Gazzas dans son équipe...

 

  

 

Mais je rêvasse, je pense aux anglais, et pendant ce temps, ma liste, elle avance pas...

Putain, y en a qui disent que c’est pas sourcier de déceler les centimètres carrés de talents chez ces jeunes cons… Mais le temps tourne, merde, ma liste, elle est où ? Quoi ? C’est à moi ? Antenne dans trente secondes ?

 

 

 

« Oui… euh… bonsoir Laurence, salut tout le monde, j’ai bossé trois jours enfermé comme un dingue. Et j’espère que je vais décevoir personne, en fait si un peu, donc j’ai pas 23 gonzes, j'en ai pas 30,  mais j'en ai au moins onze pour jouer le premier match contre l’Uruguay :

 

Pascal Olmeta – Philippe Jeannol, Jean Manuel Thétis- Cyril Rool, Patrick Valéry, Raymond Domenech- Benoit Pedretti, Claude Makélélé, Marcel Dib – Victor Hugo Montano…

 

 

 

 

 

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23 juin 2010 3 23 /06 /juin /2010 00:05

 

 

Dédicace à un commentateur du blog friand d'analogies politico-footballistiques, le plateau du dépotoir médiatique nommé "TF1 - le mag " abritait en ce triste jour quelques relents de soirée électorale, lorsque le bal des prétendants débute, dès les émissions spéciales du soir, sur les cendres de leur propre parti. La joyeuse bande de France 98 profitait donc de la déroute pour solder les ardoises personnelles, poser quelques CV, et donner son organigramme idéal de la fédération. Et grand moment de journalisme, lorsque le présentateur et sa chevelure de gardien de but manceau entendirent le nom de Platini parmi les gens à incriminer dans la conservation en poste de Domenech, il coupa net la parole de l'intervenant, Bernard Saules, membre du conseil fédéral en charge de l'arbitrage.

 

Nous entrons donc dans une nouvelle ère, le temps dit des copains. Le sélectionneur sortant a réussi à compiler une inimitié unanime, et atteindre des taux de popularité dignes du radar fixe, du virus de la grippe A ou de la taxe d'habitation. Le nouveau sélectionneur arrive quant à lui, outre son étoile de messie sur la tête, avec une liste d'amis aussi longue que l'annuaire de New York. A commencer par ses anciens collègues de promotion 98. Cette fameuse cuvée s'auto-érige en école de la victoire et en association de candidats crédibles et légitimes dans la reconstruction du football français. Le grand millésime se sentant pousser des ailes avec l'arrivée d'un de ses pairs aux commandes, l'ancien pailladin va devoir faire preuve de discernement dans ses nouveaux futurs ex copains.

Toutes passionnées ou sincères que sont les candidatures d'un Leboeuf, d'un Pires, par exemple, il conviendra de regarder les récentes évolutions de certains clubs français, et notamment l'AS Saint Etienne. Ce club a abrité dans sa direction quelques glorieux anciens verts à l'amour du club indiscutable, mais dont l'attachement historique n'a pas suffi à la réussite de leur mission. Leboeuf trouvera un parfait exemple chez son actuel employeur.

 

Petite mention spéciale à un autre camarade de promo du Lolo. Celui qui s'illustre sur la messe dominicale de la chaine cryptée passée à un format journalier pour la compétition, le C+FC. Christophe Dugarry a visiblement décidé de se servir du même fiel médiatique que celui dont il était parfois l'injuste cible il y a douze ans. Là où on pouvait attendre de lui, en tant qu'ancien joueur,  qu'il tempère les saillies acides du pélican, ce grand humoriste qui lui fait face sur le plateau, c'est finalement lui qui charge le fusil! Autre preuve de son amnésie, il trouve justifiée l'expulsion de Gourcuff pour son coup de coude. Soit, après tout, si les directives de la FIFA pronent une fermeté dans ce genre d'actions, il n'y avait pas de raisons pour que l'équipe de France jouisse d'un passe-droit. Mais si on avait du expulser le Dug sur chacun des coups de coude qu'il a pu balancer aux diverses mâchoires des défenseurs soumis à la dure tâche de son marquage, sa carrière aurait été amputée d'une belle moitié.

 

Allez... Pailladdiction rappelle une ultime fois, si besoin était, que la prochaine confrontation internationale du football français mettra en scène notre valeureuse Payada, une équipe qui a reposé la saison dernière sur des bases tellement opposées à cette sélection nationale que c'est à se demander si les deux formations pratiquent le même sport. Besos a todos!

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21 juin 2010 1 21 /06 /juin /2010 11:18

 

Il serait facile de verser dans la longue litanie de vannes sur le machin qui nous sert de sélection nationale de football professionnel et masculin, mais le coeur n'y est pas vraiment. Entre :

 - un Nico NLK 2000 en mode Marie José Perec back from Sydney,

 - un Duverne ulcéré par la minute quinze aux cent mètres de Gallas (le seul central au monde livré avec boule caravane de série), qui en jète son chrono de dépit, et qui tient avant tout à préciser à la presse qu'il n'est pas la "taupe", puisque c'est visiblement là l'essentiel,

 - un "administratif" de l'instance fédérale, qui partait discrétos couler un petit bronze dans les buissons, craquer le cigare au bord des lèvres face à une meute de micro trottoirs,

 - un autre administré faire la dictée face à ces mêmes micros, et qui se retrouve à courir derrière le bus avec les teigneux du dernier rang qui lui montrent leur cul par la vitre arrière...

 ... y avait pourtant matière à vanner.

Déjà,  peu avant midi, il nous a été offert une intervention télé du Francky digne du grand Serge. Gainsbourg disait avoir enterré "trois cardiologues", Ribéry enterre trois académiciens par phrase. Du "Confessions Intimes" à l'heure de "Téléfoot", c'est fromage et dessert. Putain, par contre, elle a morflé Mireille Dumas.

 

Il serait tout aussi basique de faire de cette génération de racailleux-milliardaires syndiqués, le miroir des errements actuels de la société françoise. On n'a que trop entendu de parallèles aussi gauches que droitiers entre "une certaine jeunesse de banlieue" et une certaine jeunesse au sein des bleus ces derniers jours. Le monde du football n'a pourtant pas attendu la génération des branleurs apodes à I Pod pour nous jouer les révoltés du Bounty. Durant la coupe du monde 78, le vestiaire français fut là aussi secoué par une fronde. Autres temps, autres revendications, autre médiatisation aussi, certes. Mais il faudrait que les journalistes, quand ils en auront fini de soutirer les subsides d'un scandale qu'ils ont, pour les uns, initié, pour d'autres, maintenu, nous expliquent en quoi grêves ou entraineurs secoués dans les vestiaires n'ont rien à voir avec les origines géographiques des joueurs, ou l'air du temps présent.

 

Il serait surtout utile d'assister à un mea culpa sincère des quatre composantes de cette quadrature du cercle: joueurs, presse, sélectionneur et fédération. Quatre éléments tous dissociés par un profond antagonisme qui n'ont pour l'heure pas brillé par leur pouvoir d'auto-critique.  

Peut-être que l'Equipe pourrait juger bon de s'auto questionner en public sur le bien fondé d'un intitulé aussi tapageur que celui de samedi dernier, avant de brandir le sacro saint droit à l'information. Peut-être auraient ils pu attendre d'avoir une interview du principal intéréssé avant de sortir les guillemets, et toute la merde au milieu. Mais peut-être ont-ils vu dans la sodomite injonction du banni l'ultime occasion de rentabiliser une coupe du monde vouée à l'échec médiatique?

Peut être que la fédération, pas manchotte pour annoncer ses projets six mois à l'avance, pourrait .... pourrait quoi, au fait? Rester dans son grand savoir faire de mutisme, vu qu'au niveau fédéral, le mal est déjà fait depuis 2 longues années? Oui, autant ne rien en attendre.

Peut être que les joueurs pourraient faire abstraction de leur chasse au traitre dans leur communication médiatique et éviter de mettre cette ridicule entreprise avant les pitoyables performances de jeudi dernier? Peut être que dans sa déclaration qu'on annonce pour mercredi, Mr Pringles commencera son règlement de compte en soulignant qu'il fut en dessous de tout contre le Mexique, avant d'arroser à tout-va?

Peut-être que le sélectionneur avouera dans de prochaines mémoires comment, usé par ce conflit quadrangulaire, il a abandonné ses prérogatives au moins quinze jours avant son pot de départ (les plus mauvaises langues diront qu'il ne l'aura jamais occupé)? Que lui reprocher à présent? De s'être mélé de ce qui ne le regardait pas en suggérant à un avant-centre déserteur et désertique de tenir un tantinet plus sa place?

 

Zidane, Henry, Ribéry, Anelka, autant de vives diatribes grâce auxquelles vous en conviendrez, on ne s'ennuie jamais. Depuis quatre ans, on reste dans une sempiternelle polémique faite d'exemplarité donnée aux plus jeunes, de quotient intellectuel de l'ordre des bipèdes à crampons, et parfois de football... Parfois... Et pendant ce temps, l'actualité, la vraie, se retrouve à l'ombre de ce gentil bordel. Tiens, par exemple, Marama Vahirua signe à Nancy, et personne ne bouge...

 

 

 

 

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18 juin 2010 5 18 /06 /juin /2010 11:29

 

Toujours le mot pour rire, ce Michael...

 

 

 

Tout était dit à la 46ème minute. Sur la manette de jeu de Ribéry, la touche X est toujours cassée. Déjà dépossédé du ballon alors qu'il tentait un énième trois contre un, il obtient un coup-franc plus qu'heureux. Une aubaine pour un meneur de jeu qui a perdu 75% du peu de ballons qu'il a eu à toucher. A la transformation, NLK le top model Pringles, celui qui s'en bat les couilles. Son tir respire l'impatience de rentrer au vestiaire. Magnifique balle de contre offerte au mur argentin. Derrière, le Toul colmate la connerie comme il peut en se privant du troisième match de poule. A posteriori, le grand breton ne prendra pas cette suspension comme une si mauvaise nouvelle.

 

 64ème minute. Pat, Eric et Willy

 

 

64 ème minute. William Gallas symbolise le fleuron de notre industrie automobile. Il se retourne aussi difficilement qu'une Deux Chevaux et accélère aussi prestement qu'une 4L. Derrière lui, l'alignement défensif ressemble à l'historique des Bleus sur les quatre dernières coupes du monde : des dents de scie, l'alternance du tout ou rien. Dents de la mer, sombres héros de l'amer, et sombrero de Marquez pour Hernandez. Mauvaise nouvelle, les mexicains ont un magnétoscope, il leur a suffi de revisionner l'ensemble de l'oeuvre de Willy dans la charnière bleue pour savoir comment contourner le plot de chantier à joues creusées: le pont aérien. Déjà en 2008, Pirlo avait montré la voie. En dix minutes et deux cloches au dessus du Gallastéropode, il avait réussi à obtenir deux balles de but et un double bonus : penalty plus renvoi de la deudeuche sous la douche.

Même donne hier soir. Outre Gallas, notre quatuor défensif semble aussi synchronisé que les majorettes débutantes de la MJC Luis Rego de Firminy. L'image de cet attaquant mexicain seul dans un océan de vide nous renvoit à ces tournois de sixte où il y a toujours un couillon qui court plus longtemps que les autres qui s'amuse à pousser le ballon à ras de terre dans le but avec la tête... Ses copains lui ayant encore posé un lapin, Lloris se retrouve contraint à l'exercice le plus périlleux du football : le tacle de gardien. Une entreprise désespérée (presque pronostiquée par Pailladdiction, pour une fois) qui débouche rarement sur autre chose qu'une double peine.

 

Que dire du second but? On ne saura jamais qui était le plus surpris. Le mariachi de service, qui se retrouve dans la surface sans avoir essuyé la moindre opposition sur vingt mètres, ou Erika Bidal, dont le tackle avec un quart d"heure de retard renverrait celui de Lloris au stade de chef d'oeuvre?

 

Maintenant, ça y est. Les Bleus ont entamé 99 des 100 chances de présence en huitièmes. Qu'espérer du dernier match de poule? Un 4-0 à l'extérieur? Ce scénario de victoire qui intervient peut être trois fois dans une saison entière de championnat? Avec un ultime but du Titi national d'une superbe roucoulette, et tout un stade qui poursuit notre équipe porte drapeau la machette à la main? L'espoir fait rire, mais après tout, à part les yeux pour pleurer, c'est tout ce qu'il reste.

 

Et puis il y a Raymond.... Ce Raymond qui a tenté de nous refaire le coup de 2006, mais cette fois-ci à grande échelle. Il y a 4 ans, il castait Dhorasso, autiste cinéphile cireur du banc parisien contre l'avis général, et dans l'espoir que son invité surprise réussisse quelque chose. Rien que pour leur faire fermer leur gueule à tous en pouvant afficher son sourire béat en conférence et lancer un "j'avais raison de le prendre". Raymond frôla l'extase quand Dhora l'exploratroce frisa le poteau suisse en fin de rencontre.

Quatre ans plus tard, pour son jubilé international, le catalan ne lésine pas. C'est sur toute la ligne d'attaque bleue que Raymundo fomente ses projets revanchards. Joueurs à contre emploi ou alignés en dépit du plus basique des bons sens, peut être s'est-il dit que sur les trois joueurs sujets à discussion, il y en bien un qui va toucher au but. Las, Ribéry, Anelka et Govou se créent autant d'occases en 180 minutes que Dhorasso en cinq minutes quatre ans auparavant... Un tir rasant de Govou au bout de cinq minutes contre l'Uruguay, et pissétou. Le reste? Une valise de tirs sur le parking du stade, une pelletée de centres aveugles aussi poncutels que les chemins de fer italiens, et cette lumineuse ouverture d'NLK dansle rond central pour ... Diaby. De toute cette merde, il en reste que la présence ou le positionnement de certains joueurs, notamment en attaque, est sujette à mystères. Il y a un truc tacite dans cette histoire. Un truc que les milieux dits autorisés se refusent à nous dire. L'heure des confidences sur l'oreiller a sonné. Du moins, espérons-le.

 

Pour l'heure, l'attaque sodomite est facile, aveugle, vulgaire, mais forte à propos : allez vous faire enculer.

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7 juin 2010 1 07 /06 /juin /2010 17:19

... Toute allusion au Zahiagate serait purement fortuite. A l'approche de la WC, il est plus que temps de faire un inventaire des futurs champions du monde avant de passer pour un vil opportuniste qui ne leur rend hommage que lorsque nos braves auront triomphé de cette poule et de la suite...

 

En parlant de la suite de luxe de cette poule, Pailladdiction voit donc :

 - les Bleus en sortir seconds,

 - tarter contre toute attente la bande à Don Diego aux tirs aux buts en huitièmes. et réveiller une fièvre nationale. Les secteurs de la merguez et du rosé bon marché explosent. Le bon peuple se rue à l'Intersport du coin pour trouver l'objet de leur folie soudaine, le maillot bleu (les plus bricoleurs et les plus radins se débrouilleront avec un Damart bleu Gitanes et deux chambres à air de vélo croisées dans le dos).

 - s'incliner sur un piteux 1-0 en quarts face aux éternels emmerdeurs d'outre Rhin...le soufflet retombe.

Résultat des courses: Bilan mitigé. Finalement, c'est pas un si grand champ de ruines qu'il récupère le Lolo Blanc, c'est juste une équipe ni figue ni raisin, qui va désormais faire son travail sérieusement, sans panache. Comprenez qui va avoir autant de sex appeal qu'un olympique lyonnais en ligue des champions, et se fera gentiment congédier dans les différents quarts de finale, sans buts de la main, ni de coups de boule intempestifs. Des champions du monde des poules de qualif et des huitièmes, en sorte... Les connaisseurs s'extasieront sur les milieux en losange, les défenses en carré, et tous les arcanes de la géométrie blancienne, les humoristes trouveront eux le temps long...

 

Extrapolation gratuite mise à part, cette équipe de France, c'est un peu le Stade Rennais de la compète. Un effectif au dessus du lot, capable de se faire torcher par des Quevily et tout le ventre mou de la CFA, mais qui conserve à l'entame du grand bordel le statut d'équipe la plus impronostiquable du plateau. Ils seront donc champions du monde ou pas. Plutôt pas. A cinq jours du premier élément de réponse, voilà ce qui restera comme le pronostic le plus judicieux.

 

Passons tout de suite au portrait de quelques uns de nos futurs héros, pour vous qui comme Pailladdiction, avez arrêté votre culture des héros aux Karim, Abdel, Mapou et les autres.  Aux vrais héros, quoi...

 

 Hugo Lloris

 

Prépubérien dont la carrière de faiseur de miracles gantés n'a tenu qu'à un fil. Lorsque Gus Van Sant cherchait le héros de sa future palme d'or "Elephant", (l'histoire d'un jeune timide et perturbé qui, avec son pote, passe ses après midi shopping à vider des chargeurs de mini UZI sur les clients du centre commercial d'à côté), le petit Hugo passait en CE1. Encore un peu tôt pour les turpitudes hollywoodiennes...

Sa coupe du monde : n'épongera que ce qu'il pourra dans l'océan de lacunes tricolores face à l'Uruguay. Et ce qu'il pourra sera déjà monstrueux. Expulsé en fin de rencontre contre le Mexique, il sera le sacrifié de nos errements défensifs. A passé sa fin de coupe du monde à comprendre comment on fait les bébés. Faute de carrière dans le cinoche, il se contentera d'un rôle de meilleur gardien du monde.

 

 

Si vous le croisez dans la galerie du Carouf du coin, faites toujours gaffe avant de lui demander un autographe...

 

 

Non, décidément, Hugo était bien plus crédible... 

 

 

 

 

Bakari Sagna

 

Allez, quoi... happy face on your face...

 

Sorte de Mia Frye surmontée d'un poulpe albinos.  Bakari... Les deux premières syllabes de son prénom le prédestinaient davantage à une carrière glorieuse au sein de la fédération ivoirienne de ball-trap. Il sera à la place responsable du polissage de l'aile arrière droite de la 604 bleue à Tonton Raymond.  Chanson totem : Rose Royce - Car Wash

Sa coupe du monde : un centre aveugle (comprendre un centre malgré la ferme conviction qu'il y a personne dans la surface comme d'hab) qui finit au troisième poteau (rien à voir avec l'entre-jambes de Titi Henry) et passe pas loin de Patévra. Centre tir et ouverture du score contre le Mexique.

 

Patrice Evra

 

 Mister Pat et mister Patate

 

Anagramme de Pat Viera, rend hommage à sa façon au cocu de la liste des 30. Arrière gauche tendance contrariée, sorte de Michel Bastos inversé.

Sa coupe du monde : quand Raymond appelle les volontaires pour les tirs au but contre l'Argentine, il s'avance le Pat. Ouh merde... couillu le Pat... En héros de la nation, Clichy lui met un croque in extremis, avant que le sourcilleux ne s'aperçoit de sa condidature. Ca tient à rien un quart de finale des fois...

 Chanson totem : Gold - Capitaine Abandonné 

 

Willy Gallas

 

 

Comment ça, un tatouage de dyslexique?

 

Buggy Freestyle, course d'escargots, le Gallastéropode semble plus taillé pour les programmes foireux d'ESPN que pour les barbecues-footix partys du vendredi soir sur TF1.

Sa coupe du monde : oulah... sortie du DVD dans pas longtemps.

Chanson totem : Kylie Minogue - Slow 

 

Erika Bidal

 

eric_abidal

 

 

 

 

 

Un bout d'oreille d'Holyfield entre les dents, et on s'y croirait...

 

Défenseur sans histoires, qui vient faire des extras en charnière centrale pendant son temps libre, l'été.

Sa coupe du monde: ah oui, ça coupe du monde... Après le naufrage inaugural, Erika se transmute. Le sympathique (auto) stoppeur aux déviances capillaires Mike Tysonnienne devient un Thuramosaurus Rex. Avec le Toul, devient le héros des 3 glorieuses (les deux derniers matchs de poule, et l'homérique huitième contre l'Argentine)

 

 

Jérémy Toulalan

 

Le Pipole du Village. Souvenirs de vacances à Broken Back mon train...

 

 

Le Dyson de l'entre-jeu. Garantie à vie et ne perd pas l'aspiration du ballon. Fantasme personnifié de l'équipe nationale en Frèchocratie. Quand on demande son avis sur Toulalan à Tabarez, le selectionador de l'Uruguay, il répond "Toulalane? Francis Toulalane? Ha si... Piensa en mi, como te quieroooo... et tou mé délivréraaaas..."  La Corée, la fête du slip à l'hôtel, Francis Lalanne, quand on vous dit que le désastre de 2002, on va se le trainer longtemps...

Sa coupe du monde : fidèle à lui-même, le Tool-boy et son influence tentaculaire sur le milieu français seront les outils de la renaissance françoise contre le Mexique. Suspendu, manquera grave contre les Schpounz en quarts...

 

 

Yohann Gourcuff

 

Aujourd'hui, les Bricol'Girls font du jean tonique...

 

Ultime argument de TF1 pour vendre de la réclame entrecoupée de ballon rond à la mégère de moins de cinquante ans.

Sa coupe du monde : les rédacs chef de Oops et Closer s'arrachent les cheveux. Pas de trace du bellâtre dans et sur le dos scié de Zahia. Après quatre frappes de mule qui finissent sur les poteaux mexico-baffaniens, Yohann n'est décidément pas cocu non plus... Pour les pages scandales, la presse n'aura qu'à fomenter un coming out ou se focalisera sur le suivant. Tiens, le suivant c'est le Syd...

Chanson Totem : Diam's - Jeune Demoiselle 

  

Sydney "Batman" Govou

 

J'ai déjà tordu cul sec une replica-coupe des champions au Nikki Beach avec Vainvain Ouiltor, alors une coupe de France...

 

La classe à l'état brut. Possède un Paul Gascoigne dans chaque rein (et un Diego dans chaque nar... ah non, ça, c'est pas gentil)

Sa coupe du monde : Avant de devenir l'écumoire des night-clubs de Gotham sur Seine, la chauve souris du Puy sans fond aura eu le temps d'appliquer à fond la théorie thuramesque du "quand t'es chez les Bleus, tu prends tout". Deux trois survêts, une paire de claquettes, une petite blagounette à 22 contre un (pas sur le terrain, chez Cote & Match) contre la Chine, et Sydney a déjà achoppé achippé tout ce qu'il lui fallait.  Pour l'anecdote, ouvre le score contre l'Argentine en huitièmes. Sydney la classe internationale, qu'on vous dit...

Chanson totem : Francky Vincent - Tu Veux d'mon Zizi?

 

Franck Ribéry

 

Est-il utile de préciser que deux choppes sur trois sont remplies d'urine...

 

Coussin péteur du vestiaire bleu. Encore plus attendue que la liaison du tunnel sous la Manche, la France espère sa liaison avec Anelka. Egalement dépositaire et patron de l'animation offensive, il est parfois tancé pour sa réticence toute benarfienne à déléguer... (pour l'aptitude toute govousienne à dégueuler, voir plus haut)

Sa coupe du monde: a couru de partout, dribblé 162 joueurs (dont 6 joueurs adverses et deux poteaux de corner), bref a abattu un travail de malade comme à son habitude. 

Chanson totem : Oceana - Untill I See Your Face

 

Nicolas Anelka

 

Maillot du PSG , lunettes de soleil... c'est bon,t'as tout l'équipement...

 

Part à la base avec le prénom le plus impopulaire de France. Le petit Nicolas ne fait rien qu'à dézoner pour embêter ses camarades. Avis du conseil de classe : peut mieux faire, mais c'est pas gagné pour devenir délégué de classe.

Sa coupe du monde : un heads up manqué à la 86ème et à 0-1 face au portier teuton en quarts de finale enfonce le clou. Le Footix écroulé sur sa table de jardin savoure déjà l'arrivée de Laurent Blanc, qui-lui-au-moins-prendra-Ben-Zema-et-que-lui-au-moins-il-l'aurait-mise-au-fond-celle-là-tiens-en-parlant-de-mise-au-fond-Lucien-t'as-pas-une-blague-sur-Zahia-pour-réchauffer-l'ambiance?

Chanson totem : Boris Vian - Le Déserteur 

 

Florent Malouda

 

 

Chérie FM 

 

Preuve vivante qu'il y a une vie après un jugement définitif de Fierot le Prout... Va-t-on devoir lui coller un gros matou à la place du coq et un superbe Samsung Mobiles pour enfin voir le real Malouda avec un maillot bleu?

Sa coupe du monde: Entre le Snoop Dog et le Mapou, longues tresses plaquées au crâne

 

 

 

LE Djib

 

  

Oh, cavet... Avé toute l'encre que j'ai sur moi, je te prends, je te noie, toi et toute ta famille, fada.

 

Intermittent du spectacle. Preuve vivante que l'argent ne fait pas le bon goût. Disons qu'avec un Djib enrichi, le bon goût s'Hummer...  Le puissant 4X4 13200 DJ 6C 13 va vite, frappe fort, s'habille mal et gêne parfois la circulation...

Sa coupe du monde: Crucifie les Bafanas sur son premier et dernier ballon de la rencontre. Une minasse digne de ses belles années sous le maillot Chaillotines. 

 

 

Anthony Reveillère

 

Les ravages capillaires causés par les boys band à la G Squad ou Alliage dans les 90's... on a pas fini d'en rire....

 

Arconada, Schumacher, Madjer, Panenka, autant de joueurs qui sont les hommes d'un geste. Anthony sera pour la postérité le plus beau dépôt de vertèbre sur dribble adverse. L'Anthony en fit le douloureux abondon lors d'un interminable dribble du brésilien Mancini. Sur le 82 ème passement de jambes de l'attaquant romain, la 4ème lombaire céda corps et bien. Ouille...

Sa coupe du monde : passeur décisif pour Govou contre l'Argentine, mine de rien. Un but 100% quenelle, dans la tribune Jean Michel s'aulastique.

 

 

Cédric, le grand frère

 

 

Si je l'ai fait, mesdames, vous pouvez le faire... 

 

Invité vedette de M6 Boutique, responsable des ventes records du "super fast slim power body minceur".

Sa coupe du monde: Arrêt héroïque d'un penalty contre l'Afrique du Sud. Voit deux TAB argentins passer loin au dessus de sa tête.

Chanson Totem : Mika - Big Girls (You're Beautiful) 

 

Thierry Henry

 

 

 

Monaco... Le prince de Bel Air ...Now this is the story all about how, my life got flipped turned upside down...

 

Living legend de l'attaque tricolore. La légende le dit aussi monté comme un tripode de la Guerre des Mondes. Certaines de ses prédispositions lui ont valu tous les surnoms hippiques de la création: Mon Petit Poney, Ourasi, Mon Joli Jumper, Dumbo, Jappeloup de Luze... Main gauche la plus youtubisée du monde. Un comble pour un footeux.

Sa coupe du monde : un jubilé international avec une belle couverture rouge sur les genoux.

Album totem : The White Stripes - Elephant

 

l'APG (l'Attaquant Posté à Gauche)

 

Oh, Koya, labès? Vas-y pleure pas j'te ramènerai un CD de Johnny Clegg... 

 

Caravanier de l'étang de Berre à frappe de mulet.

Sa coupe du monde: Avec l'entrée en jeu d'APG, la France renoue avec le 442 (ne pas lire de derrière à devant mais de l'aile gauche à l'aile droite). 

 

 

Matthieu Valzuela

 

J'ai eu la même chaine à mon baptême ... ah non ça, c'était ma gourmette...

 

Surdoué du ballon rond. La preuve, joue avec un ballon de basket quand Peter Crouch joue avec un ballon de handball.

Sa coupe du monde : une courte échelle pour monter sur le banc, et une autre pour en descendre à 5 minutes de la fin de chaque rencontre.

Chanson totem : Tina Arena - Aller Plus Haut 

 

 

 

 

 

 

 

 

Allez, en attendant l'Europa Ligue, ça nous divertira un peu... Salut à todos, payados!

 

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Sas que pardon...

      Corniauds

 

Une phrase :    

 

" A Toulon, Rolland, on l'appelait Pinochet, parce qu'il tirait dans les tribunes." Laurent Paganelli

Fotonovellas

 

 

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Le PSG, pour vous c'est :

 

1 - La-bouée-de-sauvetage-d'un-football-français-à-la-dérive-et-l'unique-salut-d'un-championnat-en-décrépitude.

 

2- Une équipe qui a très provisoirement interrompu notre série de 7 titres consécutifs.

 

3 - comme si Sébastien Loeb disputait le tour de France cycliste en DS3 WRC et avait en plus des crétins pour l'encourager au bord des routes.